Pour mes copains d’école

Merci d’avoir écrit tous ces commentaires, ça m’a fait plaisir d’avoir de vos  nouvelles.
Moi je passe de bonnes vacances.
Ici la rentrée se passe sous le soleil asiatique (mais malheureusement c’est la saison des pluies ¡ Heureusement en Thaïlande il ne pleut pas trop). Dans 3 jours c’est parti pour la Chine et mon anniversaire  ✈✈✈😄.
Vous me manquez !
Quentin

 

On s’est permis !

 

Aujourd’hui a été un jour particulier pour notre petite troupe, nous nous sommes offerts une balade et une journée en compagnie d’éléphants !

Pour le même prix, dans les jours précédents, nous nous sommes aussi offerts une petite prise de tête concernant le choix de l’entreprise avec laquelle nous voulions organiser cette sortie : la sécurité est-elle garantie (standards de sécurité toujours très relatifs ici) et les animaux sont-ils correctement traités ? Merci internet de nous avoir aidés à trancher… C’est hier soir, en lisant les nouvelles (merci encore internet) que nous avons découvert qu’un accident avait eu lieu ce même jour, un peu plus et l’on deviendrait superstitieux !

Ce fut une super journée, ces pachydermes dégagent de la douceur et de la sympathie, une fois les premières appréhensions passées, on pourrait vite oublier que ce « copain » pèse plus de trois tonnes et que son « bébé » maladroit, plus de 200 kg !

Jules : c’est cool les éléphants, c’est bien et c’est chouette. J’ai même pu le diriger et quand on est assis dessus, les poils ça pique les fesses !

Samuel🌏🌏🌏 :Sematin, on sei raivaiiyé a 6 eur 30 pour a les a la montagne 🗻🗻🗻🗻🗻🗻❗🗻‼ou on ai alé a un parc avec des éléfans et on a pu monter dessus. On a fait une promenade sur le dos des éléphants. Durant la promenade, tous les éléphants se sont jetés à l’eau. On les a douchés et après, c’est eux qui nous ont douchés avec leur trompe. C’était trop cool !!

Quentin : aujourd’hui, c’était la balade en éléphants. On a  dû prendre un bus qui nous a amenés vers les éléphants. Vu que papa était avec Jules et que maman était avec Samuel, moi j’étais avec un cornac. Mon éléphant s’appelait Jumbo et il avait neuf ans comme moi. Par contre, il était vraiment plus grand que moi ! Pendant la balade, l’éléphant est d’abord descendu des pentes et ensuite il est allé dans une mare dans la forêt. Puis, il est allé dans un fleuve, j’ai pu le laver, c’était trop cool !



Les petits bonheurs de Valérie

Ben oui quoi, mes petits bonheurs… Parce que pour les enfants ça y va : les singes, le zoo, les insectes, les éléphants… On dirait un camp de vacances 😛 !!! Et pour les parents, que fait-on ? Allez je me lâche, quitte a en rendre jalouse plus d’une (oui oui je sais les mecs aussi sont concernés) : ça va faire 1 mois que je n ai pas fait la lessive, la vaisselle, cuisiné et nettoyé !!!! Je dis Youhouhouhou 😉

Bon mis a part ce petit délire du jour, après moultes pérégrinations, nous avons eu nos fameux visas et pouvons continuer comme prévu en Chine dès la semaine prochaine.

De devoir passer 10 jours a Chiang Mai pour les visas n est pas, comme on pourrait le croire, une chose ennuyeuse, car les enfants ont fait du guesthouse leur maison et on commence a connaître le centre ville et ses ruelles, ses bons coins. Le guesthouse est super agreable pour commencer l ecole, on a de la place au calme. On peut améliorer notre thaïe et profiter de parler avec les gens qui nous entourent. C est un côté du voyage vraiment sympa, car on a le temps !

Avec les enfants, la vie s organise (le 24/24 ça demande un peu de créativité :-)), des règles ont dues être définies, le rythme du soir a été trouvé pour que chacun puisse y trouver son compte (surtout pour que les parents puissent se retrouver un peu), l aménagement de temps libre en journée, en solo, l instauration de conseil de famille,,… C est vraiment intéressant de pouvoir organiser sa propre petite sphère sociale !

Bon après tout ce blabla, c est l heure de l apéro !

des bécots

val

Chang mai 2

Il y a quelque jour, nous sommes aller faire les visa pour la Chine et pour une foi il ne nous manquai rien ! Les jour d’après nous sommes aller voir dans des librairies rien trouver D’INTERESSAN en français. nuuuuuuuuuuuuuul ¡¡¡

Quelque jour après, nous sommes aller au zoo de Chang mai, il y avait plein d’animaux.IMG_1469 Hier matin c’etait la rentrée (pour moi aussi) (a mes copains d’école : j’espère que la rentrée s’est bien passée). Dans l’après midi, nous sommes allé dans un parc a insectes.

se papillon bleu ete magnifice

ce papillon bleu était magnifique

 

 

Le zoo et les insectes

On est allés au zoo, on a vu des animaux assez dangereux : une panthère, un jaguar et un léopard. Et on a vu des insectes.

 

 

Y a un phasme dans ma main, mais j’ai pas eu peur. Mais il y en avait dans une vitrine, mais ils étaient morts (épinglés).

 

C’est un mille-pattes, mais j’ai porté d’autres animaux. Quand j’ai voulu porter le scorpion, la dame l’avait déjà rangé.

 

Dans le zoo, il y avait autres choses aussi, des zèbres, des girafes, un lion, un tigre, la lionne, l’éléphant.

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Je voulais mettre une photo du jaguar mais on en a pas fait. Du coup, j’ai pas pu la mettre. Les petits chats étaient très mignons et ils étaient à Sukhothai.

Au revoir

Jules

Les insectes

On est allé à un parc où il y avait des insectes et plein d’explication sur eux. D’abord, on a pu porter des chenilles.

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Dans un parc, il y avait plein de papillons, on n’a pas pu les porter.

Après, on a pu porter un phasme qui ressemblait à une feuille.

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On a porté plein d’autres sortes de phasmes, puis on est allé dans une autre salle et j’ai pu porter un iguane vert.

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On a pu porter un dragon à barbe.

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J’ai aussi porté un mille-pattes (à ne pas confondre avec un scolopendre).

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Le dernier animal que j’ai porté, c’est un SCORPION !

 

Et puis, je l’ai aussi porté sur ma main deux fois et il y avait du venin dans son aiguillon.

 

Même pas eu peur de porter tous ces insectes et ces deux scorpions !

Samuel

Jour de rentrée scolaire

Nous sommes à Chiang Mai depuis jeudi passé et avons pu déposer nos passeports au consulat chinois de cette ville. Nous avons dû, dans les jours précédents, encore traduire en anglais notre livret de famille et la lettre de l’Etat de Vaud me donnant congé. Finalement, nous avions un demi-classeur fédéral de paperasse à transmettre, quatre feuilles de formulaires officiels, les photocopies de nos passeports et de nos tampons de séjour thaïlandais, fois cinq. A cela s’ajoute, la réservation du vol aller et retour, d’un hôtel sur place, les traductions déjà mentionnées et un extrait de nos comptes bancaires. Ils ne font en tout cas rien pour faciliter les voyageurs individuels, le feraient-ils à dessein ?
Notre demande ayant été acceptée, nous devrions obtenir nos visas, le verdict définitif tombera mercredi.

Ici, nous profitons de prendre le temps de vivre, voyager avec les enfants nous apprend à respecter leur rythme. Ils apprécient parfois de rester la quasi-totalité de la journée dans le guesthouse à jouer et courir dans la cour de ce dernier, ils nous montrent qu’ils en ont besoin. De notre côté, nous dégageons quasiment chaque jour un moment d’indépendance pour Valérie ou pour moi-même, la visite d’un marché, d’un temple, aller boire un verre seul est ressourçant. Trouver un équilibre dans une vie aussi communautaire est un défi de chaque jour. Nous partageons avec eux une partie de nos interrogations, de nos envies, de nos besoins et comme autant de cadeaux, ils arrivent de temps à autre à formuler les leurs. Jamais je n’avais passé autant de temps à les observer, une telle expérience est parfois lourde ou réserve des moments de tension comme après un long trajet : cinq personnes fatiguées avec l’estomac vide, c’est détonnant ! Savoir que ce style de vie s’installe pour longtemps, que ce n’est pas juste pour la durée habituelle des vacances nous force à nous projeter et à trouver une entente pérenne.Le « vivement qu’ils reprennent l’école » inavouable, qui chatouille, je crois, (suis-je normal ?) l’esprit de tous parents n’est pas un refuge envisageable pour nous.
Vivre loin de chez soi au milieu de gens dont on ne partage ni la culture, ni la langue révèle des trésors. Juste pour illustrer : partager une grande discussion philosophique sur la place et l’existence de l’être humain sur terre en plein zoos avec Quentin, entendre Samuel s’extasier sur la beauté des temples, voir Jules poser pour les photos, sans gêne avec des inconnus ou Valérie repérer, personne ne sait comment, un dessert inconnu et typique au milieu de plusieurs dizaines de mètres de stands, quel bonheur ! Les manques et les défauts de chacun sont aussi révélés, mais ceux-là, nous les connaissions depuis longtemps !

Nous avons mis le pied à l’étrier aujourd’hui, les enfants (et nous du même coup) ont fait leur rentrée scolaire sous l’œil médusé de quelques touristes ne comprenant pas forcément ces parents qui ne peuvent laisser tranquilles leurs enfants durant les vacances ! Ce fut un vrai moment de complicité et de partage, ils ont vraiment bien participé et étaient demandeurs, peut-être était-ce sécurisant pour eux ? Ils ont avoué que le jour de la rentrée, jamais on leur en avait demandé autant, c’est vrai qu’avec trois élèves les moments creux sont rares. Je ne sais pas si c’est mon métier d’enseignant qui me retient souvent d’expliquer des nouvelles notions de maths ou de français à mes enfants, comme s’il y avait de la pudeur ou du respect pour l’institution de laisser chacun à sa place ? Mais aujourd’hui, j’ai vraiment apprécié ces deux heures et demi d’école !

Les enfants ont une faculté d’adaptation impressionnante, les premiers jours en Asie, ils se promenaient souvent collés à nous. Il arrive maintenant qu’ils gambadent quelques mètres devant nous, mais notre vigilance est de tout instant, entre les motos qui roulent à contre sens, les voitures qui grillent les feux des piétons, les trous sur les trottoirs, les bords de route encombrés de vendeurs en tout genre : il faut être à son affaire.
Ils s’habituent aussi à la nourriture. Heureusement qu’ils apprécient le riz, les soupes de nouilles de riz, le riz sauté, la soupe de riz… mais aussi le riz gluant aux mangues nappé de lait condensé !
Une pizza, un sandwich, des frites amènent parfois quelques variations.

Jamais je n’aurai pu imaginer nos enfants boire des bouteilles d’eau devenues chaudes ou rester calmes dans un songtaew (pick-up avec des banquettes couvertes à l’arrière) durant plus d’une heure.

Nous avons visité le zoo Chiang Mai, si vous deviez être réincarné en animal captif, je vous déconseille de venir vivre dans ce lieu, à part si vous êtes un panda ou un gibbon. Ce n’était pas tragique en soi ou pire que certains zoos helvétiques, mais visiter ce genre de lieu ici aiguise sûrement le sens critique.

Aujourd’hui, après avoir rempli notre devoir d’instruction, nous avons visité la ferme des insectes, les enfants ont adoré, la maman a eu quelques frayeurs. Je vais entretenir le suspense en laissant les enfants raconter ce qu’ils ont pu vivre un de ces prochains jours !

Christophe

o zoo

On et alé o Zoo on a vu 1 vipert verte meme 2 .Une dé 2 avec les yeux jone .Lotre on a pavu sé yeux ? (écrit par Samuel)
J’aimerais vous parler de quelque chose d’autre : on a vu un éléphant dans un parc, on a pas pu monter dessus. On a vu des otaries faire un très beau spectacle, même très impressionnant.  On a aussi vu un Rhinocéros qui dormait et des paons avec lui. On a aussi vu des perroquets et des aras dans une grande cage ou on se promenait. Des aras rouges dans une plus petite cage.

On a commencé l’école ce matin. J’ai finit tout ce que j’avais à faire.
Hier au marché du dimanche, on a acheté des bonbons thaïs. Le prochain dimanche, au marché, j’aimerais m’acheter un dragon fait en corde qu’on peut plier. C’est pour ça que j’aimerais l’acheter parce qu’en le pliant je pourrais le mettre dans mon sac à dos (car nos sacs sont bien remplis).

Les temples ici sont très très jolis. On a même vu la ruine où se trouvait le budha d’émeraude. Mais on a pas pu le voir car il s’est fait déplacer à Bangkok.

On est en train de se préparer pour aller voir un zoo d’insectes très bizarre où on peut même les porter, je me réjouis !

Samuel

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Changmai 1

Sukotai

Il y a quelque jour nous étions encore à Sukotai et au guesthouse il y avait deux chatons trop mignons.
Le lendemain on a été louer des vélos mais cette fois j’ai fais le flemmard. IMG_1415

Chang mai

Pour passer de Sukotai a Chang mai nous avons fait 6 heures de bus c’était interminable.
le lendemain matin nous avons  été visiter Chang mai.

Internet, un compagnon de voyage

La violence et l’incohérence du monde a touché la Thaïlande lundi soir. Les peurs infondées aussi. Etrangement, quelques heures avant, Valérie me lisait les lignes suivantes : « (…) Redire que la partie la plus périlleuse d’un voyage en avion est le trajet en voiture qui vous mène à l’aéroport ; on le sait, et pourtant on a peur de l’avion. (…) Que dans les pays occidentaux, le nombre de morts dues au terrorisme est statistiquement absolument minime par rapport aux autres causes de décès, y compris violentes, et ce même dans les pays que l’on juge les plus exposés : sait-on par exemple que même en Israël la mafia tue beaucoup plus que les terroristes ? (…) Que les hommes sont beaucoup plus susceptibles d’être tués à un moment de leur vie, généralement vers la fin comme le ferait remarquer l’autre, que les femmes ? On entre dans ce que l’on pourrait nommer le syndrome du fantôme, selon la petite phrase de la marquise du Deffand : « Je ne crois pas aux fantômes, mais j’en ai peur » : pour bien des choses, les ressenti et la croyance, habilement entretenus, n’ont que faire des chiffres. (…) ». (Joseph  Shovanec, « Eloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez », Ed. pocket, 2015).

Ces événements nous interrogent, naturellement ! D’autant plus que nous voyageons avec nos bouts de choux. Pourtant dans notre quotidien rien n’a changé, les gens nous sourient toujours autant et nous n’avons abordé ce sujet avec personne (sauf avec ce voyageur italien qui nous a informé).  Certainement qu’il y a quelques années, nous n’aurions entendu parler de ces attentats que dans les jours suivants. Là, deux heures après, avec internet, nous pouvions déjà visualiser des images, repérer sur une carte le lieu exact de l’explosion et ainsi s’offrir gratuitement un début de nuit insomniaque ! Je ne veux pas minimiser ces actes, mais leur impact sur les deux parents que nous sommes, me paraît surfait.

Internet est devenu un compagnon de voyage, le Wifi est présent partout (nous en avons même eu dans un bus !). Les premiers soirs, nous avons passés de nombreuses heures à parcourir internet pour dénicher le guesthouse qui répondait à nos attentes. Une fois une adresse repérée, vite une visite sur « tripadvisore », les quelques avis négatifs nous faisaient douter de nos choix. Surtout ceux qui nous mettaient en garde sur le bruit ou la propreté, critères tellement subjectifs ! Et avec tout ça, nous ne savions pas toujours s’ils avaient des chambres familiales.  Alors nous parcourions d’autres sites, d’autres avis. Puis, il fallait écrire un mail (réserver une chambre pour cinq est plus compliqué qu’une chambre double !). Après trois soirées à ce régime, nous avons décidés de nous libérer l’esprit. Et pourquoi ne pas arriver dans une ville, « parquer » les enfants avec l’un de nous dans un restaurant pendant que l’autre ira prospecter pour trouver un logement, quelle légèreté retrouvée !

Et expérience faite, dormir à cinq dans une chambre double avec un matelas par terre, ça créé du lien !

Christophe