Internet, un compagnon de voyage

La violence et l’incohérence du monde a touché la Thaïlande lundi soir. Les peurs infondées aussi. Etrangement, quelques heures avant, Valérie me lisait les lignes suivantes : « (…) Redire que la partie la plus périlleuse d’un voyage en avion est le trajet en voiture qui vous mène à l’aéroport ; on le sait, et pourtant on a peur de l’avion. (…) Que dans les pays occidentaux, le nombre de morts dues au terrorisme est statistiquement absolument minime par rapport aux autres causes de décès, y compris violentes, et ce même dans les pays que l’on juge les plus exposés : sait-on par exemple que même en Israël la mafia tue beaucoup plus que les terroristes ? (…) Que les hommes sont beaucoup plus susceptibles d’être tués à un moment de leur vie, généralement vers la fin comme le ferait remarquer l’autre, que les femmes ? On entre dans ce que l’on pourrait nommer le syndrome du fantôme, selon la petite phrase de la marquise du Deffand : « Je ne crois pas aux fantômes, mais j’en ai peur » : pour bien des choses, les ressenti et la croyance, habilement entretenus, n’ont que faire des chiffres. (…) ». (Joseph  Shovanec, « Eloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez », Ed. pocket, 2015).

Ces événements nous interrogent, naturellement ! D’autant plus que nous voyageons avec nos bouts de choux. Pourtant dans notre quotidien rien n’a changé, les gens nous sourient toujours autant et nous n’avons abordé ce sujet avec personne (sauf avec ce voyageur italien qui nous a informé).  Certainement qu’il y a quelques années, nous n’aurions entendu parler de ces attentats que dans les jours suivants. Là, deux heures après, avec internet, nous pouvions déjà visualiser des images, repérer sur une carte le lieu exact de l’explosion et ainsi s’offrir gratuitement un début de nuit insomniaque ! Je ne veux pas minimiser ces actes, mais leur impact sur les deux parents que nous sommes, me paraît surfait.

Internet est devenu un compagnon de voyage, le Wifi est présent partout (nous en avons même eu dans un bus !). Les premiers soirs, nous avons passés de nombreuses heures à parcourir internet pour dénicher le guesthouse qui répondait à nos attentes. Une fois une adresse repérée, vite une visite sur « tripadvisore », les quelques avis négatifs nous faisaient douter de nos choix. Surtout ceux qui nous mettaient en garde sur le bruit ou la propreté, critères tellement subjectifs ! Et avec tout ça, nous ne savions pas toujours s’ils avaient des chambres familiales.  Alors nous parcourions d’autres sites, d’autres avis. Puis, il fallait écrire un mail (réserver une chambre pour cinq est plus compliqué qu’une chambre double !). Après trois soirées à ce régime, nous avons décidés de nous libérer l’esprit. Et pourquoi ne pas arriver dans une ville, « parquer » les enfants avec l’un de nous dans un restaurant pendant que l’autre ira prospecter pour trouver un logement, quelle légèreté retrouvée !

Et expérience faite, dormir à cinq dans une chambre double avec un matelas par terre, ça créé du lien !

Christophe

3 réflexions sur “Internet, un compagnon de voyage

  1. Ici, on ne peut s’empêcher de penser que vous deviez y être il y a quelques jours.. nous nous aurions pu y être en Tunisie.. et combien d’autres aurait pu ou aurait dû y être à Madrid, Barcelone, Paris… etc…
    Si on ne peut accepter ce risque on reste à la maison.. et on a un accident de voiture…Alors la seule chose que je peux vous dire c’est bon vent, soyez prudent, mais profiter un max de ce moment en famille et surtout ne vous prenez pas la tête avec des si…

    Gros bisous

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  2. Salut les aventuriers,

    Beaucoup de plaisir à vous lire, c’est chouette de pouvoir suivre vos aventures à distance! Drôle de coïncidence je suis plongée dans le livre « je suis à l’est » de….. Josef shovanec! Sacré personnage!

    Ici c’est les derniers préparatifs de la rentrée, les petites angoisses du type oups j’ai pas organisé le goûter du mardi et la jeune fille ne sera pas la, ou encore vais je réussir à concilier la hep mes enfants et un petit job, bref vivement qu’on soit dans le cœur du sujet!
    Louisa trouve ça dingue de partir une Année en voyage, je ne la sens pas très aventurière cette nana 😀

    On vous envoie des becs

    Isa

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    • Salut Isa,
      C’est rigolo ces coincidences littéraires !! Effectivement, ce gars est incroyable… j’ai aussi vu quelques conférences sur internet, si t’as l’occasion d’en voir, fais-toi plaisir, c’est vraiment intéressant de l’écouter et en plus il est drôle !
      Bon courage pour la semaine prochaine. Je ne peux que m’imaginer organiser tout ça et ça doit être chaud ! Mais comme tu dis, une fois dedans, c’est comme le voyage, tout se met en place :-).
      Grosses bises chez toi.
      Val

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