5 septembre

Finalement, nous avons trouvé des bougies et un gâteau pour Quentin, et deux charmantes serveuses pour lui chanter «happy birthday ».

La Chine ne semble pas avoir freiné sa frénésie de constructions. Dans les villes, les tours de 40 étages et plus continuent de pousser. Les nombreuses grues sont autant de tuteurs qui semblent aider ces monstres de béton à toucher les nuages. Le standing de ces nouveaux bâtiments semble aussi élevé. Y aurait-il autant de gens ou de compagnies en Chine capable de payer de chers loyers ?

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Nous sommes à Dali, au nord-ouest de Kunming. Le trajet n’a pas été très confortable. Nous avions quatre sièges pour les cinq (6 heures de trajet). Arrivés à la ville voisine de Dali, nous avons pris un bus citadin bondé, entre les enfants et les sacs à dos, c’était difficile. Deux passagères se sont serrées pour accueillir Jules. Une autre s’est levée pour laisser sa place à Quentin.  Nous aurions pu prendre un taxi pour 60 RMB (un repas, CHF 10.-) et là, avons dépensé 4 RMB (CHF 0.60).  Nous avons souvent des interrogations financières : dix francs peut ne rien représenter à l’échelle suisse et ici, une somme relativement conséquente, cette relativité nous offre parfois des petites « prises de tête ».

 Nous avions visité cette ville il y a 12 ans. Depuis, elle a été prise d’assaut par les touristes, les touristes chinois pour être précis. Les ruelles pavées, les toits arrondis, les bâtisses en bois sont toujours là, peut-être préservées par la manne qu’ils amènent. Une certaine nostalgie des rues colorées par les vêtements des habitants « daï » si peu présents aujourd’hui nous envahi. Le lieu est resté très beau, il a perdu de son authenticité. Un mac do a réussi a colonisé un carrefour. Observer les touristes chinois visiter la ville en groupe et qui parfois photographient nos enfants posent des questions sociologiques, qui visite quoi ? Qui ? Qui est l’attraction touristique ? Nous ? Eux ? Les indigènes ?

Nos bribes de chinois sont quand même revenues, c’est une question de survie. Nous arrivons souvent à nous faire comprendre, un mot d’anglais ici, un de chinois là, un geste, un mot écrit dans le phrasebook que j’ai toujours dans la poche et nous arrivons à nos fins. Il faut souvent laisser sa gêne de côté. Dans un restaurant affichant une carte uniquement en chinois, vous avez quelques possibilités :
– observer ce que mange les autres tables et commander pareil (seul hic, au sud de la Chine, la cuisine est très épicée, avec les enfants…),
– un client parle anglais et vous prend sous son aile,
– vous allez en cuisine et communiquez par geste,
– vous abandonnez, trop épuisé et vous achetez une soupe de nouilles lyophilisées dans un magasin.

La Chine a d’immenses infrastructures touristiques, c’est vraiment la barrière de la langue qui rend le voyage par moment difficile. Il semble que peu d’efforts soient fait de la part de l’industrie touristique pour aider les occidentaux, ils n’ont pas besoin de nous, les chinois représentants un bassin de clients suffisants. Les gens sont en général sympathiques et toujours prêts à nous fournir leur aide, pour autant qu’on la sollicite. Je reste tout de même toujours surpris, lorsque n’arrivant pas à communiquer avec quelqu’un, ce dernier se met à écrire pour se faire comprendre ! Avouer que je suis « analphabète » (comment dit-on ? « anapictographe » ?) est un peu honteux.

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