De Phnom Penh à Siem Reap

L arrivée du parrain de Quentin a boosté notre rythme quotidien, nous enchaînons les visites, les villages et les activités ce qui fait du bien à notre petite famille. Un nouveau regard à nos côtés nous permet de ré-ouvrir nos propres yeux : les stands du marché avec la viande en plein air entourée de mouches qui nous fait prendre conscience du pourquoi nous n en mangeons presque jamais, les glaçons servie dans les resto à laquelle nous ne prenons plus garde..

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Par contre, nos yeux n avaient pas encore été confronté a autant de pauvreté. Les mendiants sont nombreux, beaucoup d enfants ne vont pas à l école. Nous devons parfois expliquer à nos enfants pourquoi ils se font proposer par leurs pairs d acheter des bracelets et autres babioles dans la rue, sans parent. Comment ça se fait que ces mêmes enfants parlent quand même un peu anglais, voire même français alors qu ils ne vont pas à l école ? Pourquoi certains enfants sont nus dans la rue ? Pourquoi on achète rien aux enfants ? Les réponses font partie de cette école de vie qui me tient a cœur.
Après avoir visité des villages flottants près de kampong Chnang où le bateau magasin passe devant les maisons et les enfants vont à l école flottante en bateau, école qui se transforme en église quand il faut (église car c était des villages vietnamiens chrétiens) et des centaines de « hello » échangés avec les habitants, c était un superbe moment !

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A Battambang, nous sommes allés voir une représentation de l école de cirque locale, lancée il y à plus de 10 ans par un français et qui accueille maintenant plus de 800 élèves. Le spectacle était d un très bon niveau et nos enfants étaient subjugués :-). Le lendemain, en amenant notre lessive, nous rencontrons l ancien directeur de cette école, maintenant à la retraite. Il parle très bien français et nous aimerions pouvoir lui poser toutes ces questions qui nous brûlent la langue sur son vécu, car il devait déjà être enseignant lors de la prise du pouvoir des khmères rouges en 75, comment a-t-il survécu ? Mais voilà, la pudeur fait que nous ne connaîtrons jamais ces réponses.

 

Aujourd’hui, premier jour aux temples d’Angkor, un mot : magique !

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Val

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Cambodge 2

Mon parrain Massimo nous a rejoint il y a trois jours. Nous sommes à Kampong Chnang depuis ce matin. Avant hier,  nous avons visité le palais royal dans lequel le roi du Cambodge (qui est devenu roi il n’y a pas longtemps) habite (mais on l’a pas vu). Dans le palais royal, on a vu : la salle du trône, le temple (bouddhiste) royal et la salle du trésor. Hier, nous avons vu le temple dans lequel il y avait les trois statues de bouddhas que Penh, la vieille dame d’une légende, a trouvé sur une mini-colline (où est maintenant le temple). Le nom Phnom Penh (la capitale) vient de cette histoire (la colline de Penh en khmer).  Là-bas, j’ai libéré un oiseau que j’avais appelé Léon (des femmes gagnent un peu d’argent en proposant de libérer des oiseaux en cage).
Aujourd’hui, nous sommes allés voir un village flottant. C’était super bien.

Mon papa : « C’est l’heure d’aller au lit ! ».
Moi : « NON ! ».

Bon, je publierai des photos demain.

Quentin

 

Les aigles à tête blanche et réponse à mes copains d’école

En Thaïlande, nous sommes allés diner dans un restaurant où il y avait des aigles à tête blanche dans les environs. Un monsieur allait sur le lac et jetait de la viande pour les nourrir. C’était très joli, j’ai beaucoup aimé. Une vidéo : cliquer ici

Réponses aux derniers commentaires de mes copains :

@Ines : Salut Inès, je fais un peu près 7h d’école par semaine. Mais pas de bricolage ! Beaucoup de français et de maths, c’est pas mal dur !

@Matisse : Salut Matisse. Non, ici il n’y a pas eu de fête pour Halloween !

Au revoir,

Samuel

De la frontière a Phnom Penh

Après les premiers jours passés non sans un certaine retenue, il faut s habituer aux nouveaux prix et à convertir en permanence riels en dollars ou vice-versa. Paradoxalement, le Cambodge touristique est plus cher que la Thaïlande et nous en sommes surpris. Pourquoi un pays qui affiche des prix élevés est soumis à autant de pauvreté ? Une partie de la réponse est sous nos yeux, la plupart des guesthouses, restaurants ou bars sont tenus par des expatriés ! Ils profitent d un Etat quasi inexistant pour s installer sans aucun contrôle. C est paradoxal quand on sait que le Cambodge est un des pays au monde qui a le plus d ONG installés sur son sol ! Une partie des expatriés sont présents pour s enrichir et l autre moitié pour aider la population !!!  Un jour nous avons pris le café dans une boulangerie française où nous avons été accueillit les bras grands ouverts par une femme cambodgienne qui a passé 32 ans en France, qui avait son commerce la-bas, et qui a décidé de revenir dans son pays natal avec toute sa famille. Elle avait tout de la française, le style, la posture et les expressions. Ce qui nous a interpellé, c est qu elle se plaignait des employés cambodgiens qui arrivaient avec 5 min de retard le matin et à qui il fallait expliquer plusieurs fois le travail à faire…  Elle en a eu marre et a donc fait venir sa famille d un autre village au Cambodge pour travailler avec elle. De plus, elle nous a expliqué que tous les bénéfices lui reviennent directement, il n y a pas de taxes ou de retenues sociales… On voit bien pourquoi lorsque l Etat ne gère pas son administration, l écart riche-pauvre se creuse…
De notre côté, on essaie de se rapprocher de la population et d aller se restaurer dans des endroits moins « in », mais l accueil n y est pas forcément très enjoué… Donc on navigue entre ces deux mondes…
Après s être rendu à Sihanoukville pour profiter une dernière fois de la mer,  puis à Kampot célèbre pour ses anciennes maisons coloniales française, nous nous arrêtons a Takeo avant de rejoindre Phnom Penh pour y trouver notre ami et parrain de Quentin, Massimo, qui mettra certainement un nouveau dynamisme dans notre petite famille 😉 et tout le monde s en réjouit.
A Takeo, les touristes ne s y arrêtent que rarement. C est chouette, ça nous permet d être plus proche des gens et le contact est très différent. Il n y a pas de « tour operator » mais c est tout comme : on arrive dans l après midi et on se boit un café dans une échoppe. On vient alors nous proposer un tour en bateau pour voir des anciens temples. On répond pourquoi pas demain. Le lendemain on revient au café et on négocie notre tour et départ. En revenant, un autre gars nous demande où on va demain et nous propose un taxi. On négocie le taxi pour Phnom Penh avec arrêt dans une réserve animalière… Voilà c est fait 🙂 ! Tout ça en se régalant de café cambodgien qui a un bon goût de chicorée, avec un bon fond de lait condensé pour moi :-P… (Quand je déguste ça, je pense bien a certains d entre vous :-D)
Phnom Penh a bien changé depuis 2002, c est maintenant qu on se rend compte qu a cette époque, nous étions dans les prémices du tourisme car la capitale avait majoritairement des routes en terre, même certains boulevards, tandis qu aujourd’hui les routes sont en bon état mais pas de gratte-ciel, on reste quand même dans des proportions restreintes. L histoire du pays est toujours très présente dans l atmosphère..combien de temps faudra-t-il pour que les générations dépassent le génocide qu il y a eu ici ?
Val

PS Jules nous dit hier qu il veut reprendre la gym en rentrant. Je lui dit qu il sera peut-être dans un nouveau groupe, alors il me demande si la monitrice parlera francais 😆

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Cambodge 1

Nous sommes depuis 10 jours au Cambodge.
Nous avons passé la frontière pour aller a Koh Kong. Là-bas nous avons pris le bateau jusque sur une île où nous avons snorklé et j’ai fait du canoë avec papa, puis nous sommes revenus sur la côte et là nous avons vu des dauphins Irrawady et c’était trop bien. Le lendemain nous sommes allés à Sianoukville au bord de la mer. Nous avons passé 1 journée à Sianoukville et le lendemain on est reparti. Nous sommes ensuite allés à Kampot.
Là-bas nous avons vu une grotte et le soir avant de partir nous avons pris un bateau pour aller voir des lucioles. Après celà nous sommes allés à Takeo.
Là-bas nous avons pris le bateau qui allait hyper vite sur un canal à travers les rizières🚤🚤🚤🚤🚤🚤🚤🚤🚤♒♒♒. Nous avons vu un musée, un temple sur une colline et plein de pécheurs enfants et adultes. J’aimerais bien habiter là comme ça je pourrais aller me baigner tous les jours avant d’aller à la pêche.
Maintenant nous venons d’arriver à Phnom Penh. En venant, nous nous sommes arrêtés dans une réserve animalière dont une partie est un zoo réservé aux animaux  qui ne peuvent pas être libérés car ils ont des problèmes. J’ai beaucoup aimé les loutres.
Mon parrain, Massimo arrive demain, ça me fait plaisir.

Quentin

avec mes fetre on construi plain de chose avec nos cailc légo..

Avec mes frères on construit plein de choses avec nos quelques légos.

lenroivduvcambodj

le roi du Cambodge

IMG_2836 IMG_2833 IMG_2835 IMG_2834 IMG_2832 IMG_2831 IMG_2830 IMG_2829 IMG_2827 IMG_2826 IMG_2825 IMG_2821 IMG_2454    la balade a Ko kong

Cambodge et petites confidences

Revenir au Cambodge treize ans après notre première visite est un peu déroutant. Le nombre de touristes a décuplé et proportionnellement, le nombre de restaurants, d’hôtels et de pensions. Le nombre d’expatriés ayant ouvert leurs commerces est important : ici, comme nous l’ont expliqué plusieurs d’entre eux, tout dollar gagné est acquis, l’impôt est inexistant. C’est un pays sans état, les profs sous-payés rançonnent les élèves, les policiers inventent des règles de circulation pour gagner quelques dollars. Chacun utilise le pouvoir que lui donne sa fonction pour arrondir ses fins de mois. Le touriste est souvent considéré comme un porte-monnaie mobile qu’il faut traire et ce n’est pas toujours fait avec tact. Les ONG pansent ainsi les manquements d’un état démissionnaire. Le Cambodge a peut-être passé de l’ultra-communisme à l’ultra-libéralisme. J’ai parfois l’impression que tout est à vendre ici : les îles, les forêts protégées et plus grave, les gens : leur honneur ou leur corps.

Avec une telle présence d’occidentaux, nous nous promenons dans les rues presque incognito, peu de gens nous saluent, les enfants passent inaperçus. Mon ego est un peu blessé, nous étions tellement habitués aux sourires et aux airs surpris en voyant nos chérubins, que la quasi indifférence de la population est décevante. Mais qu’est-ce que je viens finalement chercher en voyageant, est-ce l’admiration des gens ? D’ici ? De ceux restés en Suisse ? Nier cette composante serait chercher une humilité que je n’ai pas ! Mais ces hordes de touristes, dont nous faisons partie, venus dépenser leurs dollars dans ce pays ne me laissent pas indifférent. Pourquoi est-ce que je cherche à me sentir différent ? Parce que nous sommes plus proches des gens ? Parce que nous cherchons à parler quelques mots de khmers ? Parce que nous osons aller dans des coins reculés où peu de monde va et où il n’y a pas grand-chose à faire ? J’avoue que je serai assez méfiant du japonais préférant passer du temps à Corbeyrier plutôt qu’à Interlaken.
Non, la seule différence que nous avons avec la plupart des touristes, c’est d’avoir vu ce pays à la naissance de son tourisme dans les années 2000, mais nous n’avons rien de plus : nous visitons les mêmes lieux, prenons les mêmes bus, dormons dans les mêmes guesthouses. Nous ne sommes que des touristes au milieu des touristes ! C’est un peu triste, non ?

Mais nous sortons quand même du lot avec nos trois enfants ! Quand même ? Quand même quoi ? « C’est courageux de voyager avec trois enfants ! ». Au début, nous disions « non » d’un air très convaincu et plus les semaines passent et plus nous avons tendance à répondre par l’affirmative : « oui, il faut un certain courage pour avoir trois enfants, déjà, hein ? Mais pour voyager avec eux, il en faut beaucoup ! ». Je me rends compte que dans ce blog nous partageons nos bons moments et il y en a beaucoup quotidiennement. Cette envie de partager le positif est certes, peut-être louable ou bon pour notre image, mais est-ce honnête et qu’est-ce cela donne cinq personnes partageant la quasi-totalité de leur temps ensemble ?

Cela ressemble à de la fondue. Parfois, un peu de maïzena lorsqu’elle a tendance à se séparer : un câlin, un repas à l’occidental, une sortie. Parfois, il faut donner un coup de chaud, une menace ou une remontrance. C’est dynamique, rien n’est jamais acquis. Lorsqu’un enfant vit une période durant laquelle il est las du voyage, il faut le gérer, l’écouter : il est en général incapable de le formuler, alors il le dit à sa façon : non collaboration, opposition ou pleurs irrationnelles. Rien ne va, on reste tranquille au guesthouse pour que les enfants puissent jouer, celui qui ne sent plus bien en voyage va vouloir sortir, visiter, faire des activités. On fait une activité, il nous reproche qu’il n’est jamais tranquille. Vous ajoutez le fait qu’il n’y a pas de filtre, pas de copain ou de connaissance devant lesquels il pourrait perdre la face en faisant une crise et cette dernière peut prendre une ampleur considérable.
L’inertie du groupe peut aussi être problématique, nous voulons partir, c’est cinq fois qu’il faut répéter de se préparer à celui qui manque de volonté, nous haussons le ton et il prétendra avec des yeux de merle en frit, qu’il n’avait rien entendu. Bref, en voyage, l’éducation se poursuit de jour en jour. Voyager ce n’est pas fuir le quotidien, c’est en vivre un autre, mais les difficultés d’éduquer des enfants en 2015 demeurent et répéter à un enfant, las de voyager, que c’est une chance de vivre une telle aventure ne sert à rien ! Dans ces moments-là, ses legos restés en Suisse auront plus de poids que n’importe quelle activité !

Prendre du recul sur nos enfants nous permet souvent de relativiser : ils se promènent maintenant dans les rues poussiéreuses et pleines de détritus comme s’ils étaient nés ici.
Nous dormons souvent dans des chambres à deux grands lits, les enfants se couchant selon des schémas improbables : les trois alignés dans le sens de la largeur ou deux côte à côte et le troisième en bas du lit. Cette proximité est super à vivre, mais je ressens parfois qu’ils auraient besoin d’intimité, se retrouver seul dans la chambre pour jouer tandis que le reste de la famille est à l’extérieur dans la cour du guesthouse est précieux.

Nous avons plusieurs fois songé à rentrer lorsque le climat est trop pesant, lors de ces journées où les désobéissances se succèdent alors que nous-même adultes, nous sommes las. Puis, une sortie, le sourire d’un marchant, une bonne attention de qui que ce soit et le moral revient. Nous nous rendons alors compte de la flexibilité ou de la faculté d’adaptation de nos enfants, ils mangent quand même du riz tous les jours depuis trois mois en ne se plaignant peu des repas. Ils n’ont que quelques livres, un sachet de lego, leur doudou, un jeu de cartes et avec ça ils partent souvent dans des histoires qui peuvent durer un après-midi entier. Ils partagent ainsi des grands moments de complicité. Le revers, ou comme le ying et le yang – nous sommes en Asie ! – c’est leurs querelles régulières, leur besoin de se mesurer et parfois, c’est en véritable conflit que cela se transforme. A trois le jeu des alliances et des trahisons à de moult possibilités mais dans notre situation, on ne peut pas envoyer le provocateur dans sa chambre ! Gérer cela au milieu des difficultés du voyage – trouver un hébergement, un moyen de transport, un lieu où se restaurer – est parfois éreintant.

Mais cette fatigue était aussi présente en Suisse. Notre richesse c’est d’avoir le temps de reprendre ces problèmes avec chacun une fois l’orage passé pour pouvoir les amener à comprendre comment mieux vivre, comment être plus positif et voir le bon côté des choses. Ils découvrent l’ambivalence de la vie : ils sont parfois mal en voyage mais ne désirent pas pour autant rentrer !

Nous découvrons aussi leur richesse au quotidien.
La curiosité énorme de Quentin : l’histoire des pays visités, pourquoi les bateaux flottent, pourquoi les gens sont pauvres, pourquoi le monde est ce qu’il est. Cette étincelle qu’il a dans les yeux lorsqu’il a éclairé un sujet en atteignant la limite de son attente est plaisante à voir.
Samuel a des yeux de lynx, il repère une chouette ou une chauve-souris dans la nuit, une chenille multicolore remontant le mur d’une maison. Il est émerveillé par la beauté d’un temple ou d’un paysage ou d’un de ses dessins. Cette étincelle qu’il a dans les yeux lorsqu’il admire est plaisante à voir.
Jules joue souvent au charmeur, il fixe les gens, grand sourire aux lèvres ou yeux retroussés pour grimacer, aime aller demander l’addition au restaurant dans la langue locale. Cette étincelle qu’il a dans les yeux lorsqu’il obtient des rires et des sourires et se fait finalement prendre en photo fait plaisir à voir. C’est toute la famille qui en profite, ça fait passer le courant avec les gens

La confiance que les enfants nous accordent est aussi très nourrissante, certains diront que c’est normal, que nous sommes leurs parents. Mais lorsque nous leur disons nos doutes sur un élément des journées à venir, eux ils y voient une aventure. Demain, nous partons pour Phnom Penh, capitale du Cambodge où Massimo, le parrain de Quentin nous rejoindra pour quinze jours. Nous sommes dans une petite ville à huitante kilomètre de cette dernière. Nous avons trois possibilités : la moins chère, prendre un tuktuk pour aller au marché pour prendre un bus dont nous ignorons les horaires ; la plus confortable,  prendre un taxi privé qui nous prendra devant l’hôtel et nous mènera directement à notre hôtel à Phom Penh, cette fois nous avons réservé ; la plus improbable, prendre le taxi des écrevisses : nous nous trouvons dans le coin de la ville où elles sont pêchées, un habitant nous a dit qu’à neuf heures des minibus de Phnom Penh venaient les chercher pour les amener sur les marchés de la capitale. Il semble que nous pourrions prendre l’un de ses minibus. Une fois les options présentées, qu’est-ce que les enfants ont-ils choisi à l’unanimité ?

Ils aiment vraiment bien les bêtes !

Christophe

La frontière cambodgienne

Assis dans le minibus qui nous menait à Hat Lek, j’étais un peu tendu. Je n’aime pas les passages de frontières, surtout celles où l’on sait que les difficultés peuvent attendre les voyageurs. Pour éviter de payer des bakchichs trop onéreux, nous avions fait nos visas cambodgiens en ligne en avance. Au moment de les imprimer, les photos étaient déformées, combien faudrait-il encore payer pour pouvoir ouvrir les portes du Cambodge avec ces visas pas tout à fait conformes ?

Le minibus nous a déposés et c’est à pied que nous avons quitté la Thaïlande. Nous  avons ensuite traversé le no man’s land séparant les deux pays. Arrivés vers la frontière cambodgienne, nous nous sommes dirigés vers le poste frontière. Sur son aile gauche, deux « fonctionnaires » en uniforme, assis sous une tente où il est écrit « quarantine » nous attendaient, armés d’un thermomètre. Ils commençaient à remplir un formulaire officiel de « déclaration de bonne santé », avec papier carbone, s’il vous plaît, lorsque je leur ai signalé que nous n’en avions pas besoin et de dire aux enfants de passer plus loin ! Internet permet quand même d’avoir des renseignements utiles permettant de faire quelques économies. Drôle d’éducation que d’apprendre à ses enfants à désobéir à des gens en uniforme ! Nous avons ensuite passé nos passeports aux douaniers et nos visas avec photos déformées, aucune remarque de leur part. Inquiet, je suis, inquiet pour rien, je reste. Nous avons embarqué dans une « remork », version cambodgienne du tuktuk, il s’agit d’une remorque tirée par une moto et étions, une vingtaine de minutes plus tard, à Koh Kong.

Les postes-frontières sont peut-être les vitrines de la bureaucratie d’un pays, on apprend beaucoup sur le sérieux d’un régime politique lorsqu’on les traverse.

Christophe

Cambodge : premières impressions

Le passage de la frontière se fait en douceur, malgré le fait d avoir dû refuser énergiquement de se faire prendre la température pour quelques dollars ! Nous arrivons a la ville frontalière Koh Kong qui était réputée il y a quelques années encore pour son trafic, ses jeux d argent et la prostitution. Il y a eu remise a l ordre du gouvernement et le tourisme s y est un peu développé depuis que la frontière s est ouverte mais cela n a pas empêché de se trouver confronter a deux jeunes filles de 15-17 ans entrer dans note hôtel au bras de jeunes voyageurs et de voir les gars faire de la monnaie a la réception pour payer le mac.. Ça m a donné envie de vomir et j avais envie de partir de là à l instant même. A part des regards échangés pour signifier notre incompréhension, notre mal-être, notre colère, on a rien fait d autre… Je me suis sentie impuissante ! Comme première image d un pays, on peut faire mieux 😦 On sait bien que la Thaïlande n est pas en reste, mais jamais nous n avions assisté à une telle scène (a moins de la chercher)..

Une particularité du Cambodge, c est que leur monnaie, le riel, n est pas sûre et le dollar ou encore le baht est très utilisé. Ca donne des scènes mythiques lorsqu on nous donne le montant de l addition en dollar, on paie en baht et on nous rend des dollars et des riels pour arrondir !!

Le lendemain, on ne fuit pas…quoique..on part sur un petit bateau voir l île voisine encore méconnue et en revenant on visite une mangrove impressionnante. Sur le retour nous nous sommes pris l orage et j avoue qu en pleine mer, sur notre rafiot, je faisais pas la maligne ;-). Mais grande surprise, nous avons pu observer les dauphins irrawaddy (une espèce menacée), spectacle magique de quelques minutes… On en revient avec l idée de ne pas rester sur cette impression désolante, une ville frontière reste ce que c est et on garde nos yeux grands ouverts pour la suite 😉

Les petits mots :
Quentin : Papa et maman, quand je serais grand je vous fabriquerai un tandem exprès pour votre que vous puissiez faire le tour du monde 🙂
Samuel : quand je serais grand je ferai mon brevet de plongée pour aller voir le requin baleine
Jules dans le bus qui se fait son propre safari : maman j ai vu un crocodile, une girafe, un éléphant,…

Val

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Coucou !

Bonjour tout le monde

On a pris un bateau, on a vu des dauphins mais on a pas eu le temps de prendre des photos. J ai vu aussi une baleine bleue, mais y a que moi qui l’a vue au loin. Le bateau qu on a pris avait deux moteurs. On a eu la pluie aussi. C était chouette ce tour en bateau !

On se baigne assez souvent, j aime bien ! On trouve toujours des hôtels et des guesthouses. Au marché j ai vu des crabes vivants, il y en avait plusieurs.

J aime bien recevoir vos messages.

Gros bisous et gros câlins, ptits câlins, ptits bisous, je vous aime, au revoir,

Jules

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