Quentin – Thailande

Il y a quelques jours, nous sommes revenus en Thailande en passant par un pont qui traverse le Mékong. Après, nous avons fêté Noël à That Phanom et j’ai reçu un natel non tactile avec les touches en-bas, qui fait office d’IPOD. Vu qu’il y avait une petite communauté chrétienne dans le coin, nous avons été fêter Noël à l’église et les gens de l’église lançait des bonbons et plein d’autres gourmandises. Avec mes frères, nous avons fait un tas de tous ce que nous avions récolté (car Samuel ne pouvait pas attraper les bonbons à cause de son pied qui avait passé dans les rayons du vélo) et nous avons ensuite « partagé le butin ». Nous voulions aller à Nong Khai, mais vu que le trajet était très long, nous avons fait une pause dans un guesthouse où il y avait une piscine. Maintenant, nous sommes à Nong Khai où nous avons loué une maison avec notre chambre, un salon, une cuisine et des toilettes. Papa et maman dorment derrière un paravent dans le salon. La maison est super !

Bonne année,

Quentin

 

A Savannakhet (une ville du Laos), nous avons mangé des frites en rondelles !

Mes petits mots

Ce matin, on a acheté beaucoup de choses pour le déjeuner dans la maison : des yogourts, un jus de pomme, des machins on savait pas ce que c’était, des céréales, des bananes et du pain. Je suis allé acheté tout ça en vélo avec maman. Après le déjeuner, j’ai fait la vaisselle. Quentin il a lavé des choses que je lui donnais et j’étais son assistant vaisselle. Après j’ai nettoyé la maison. Je dors dans un espèce de petit canapé. Notre maison est longue et on a une chambre que pour nous. Maman et papa dorment dans le salon. Il y a un faux tournesol dans la maison. On a même un aspirateur mais on a pas encore aspiré. Il y a aussi une image de boudha et un bureau.

Gros calins, petits calins, moyens calins, gros bisous, moyen bisous et petits bisous.

Jules

Samuel – Nong Khai 1

Nous somme arrivés a Nong Khai après une longue journée de bus. A la gare routière, nous avons pris un touktouk. Nous sommes allés dans une rue et avons essayé de chercher la maison que nous avions louée, mais ne l’avons pas trouvée. La dame qui nous loue la maison est arrivée en scooter et nous a montré où aller. Quentin et moi avons pu monter sur le scooter. Jules et les sacs sont restés sur le tooktook. Nous sommes arrivés à notre maison, la dame nous a dit plein de trucs en rapport avec la maison 😔.   Après nous avons loué des vélos et nous sommes allés souper. J’ai mangé du riz gluant, un ailerons de poulet et de la salade de papaye, c’était très bon. Après on est rentré se coucher.

bonne anné 2016

Samuel

 

Combat de coqs

Il y a quelques semaines, nous nous baladions en vélo et nous avons remarqué des gens derrière une barrière en train d’encourager deux coqs. Les coqs étaient en train de se combattre. Chaque coq avait son entraîneur qui le nettoyait pendant les pauses. Au bout d’un moment on a vu les blessures des coqs, sur les ailes. J’ai pas trouvé ça cool pour les coqs, j’ai pas aimé les voir se battre, j’ai demandé qu’on parte.

Je sais que chez nous c’est interdit, c’est pour ça qu’on en voit jamais en Suisse. J’en suis bien content sinon je ne pourrais pas vous l’expliquer sur le blog !

Nous en avons filmé un petit bout ici.

Samuel

De Savannakhet au Laos à Nong Khai en Thaïlande

Ahh Savannakhet, une petite ville sur le long trajet couru de Pakse à Vientiane, où peu de touriste s y arrête. Nous, on adore ! Un petit centre s organise autour de « la piazza », endroit où se tient le marché de nuit qui est adorable. Un marché de nuit tranquille et bien achalandé, dans lequel on a dégusté brochettes de poulet, brochettes de patates avec l incontournable riz gluant dont on se régale depuis un bon bout de temps. Pour le dessert, glace a la noix de coco agrémentée de riz gluant au lait de coco, cacahuètes pilées et morceau de coco. Presque autant de choix que lorsque le bus s’arrête le long de la route et que les vendeurs l’envahissent :-). Il manque quelques légumes mais c est pas leur fort dans les marchés de nuit !

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Dans les rues alentours des petits cafés, des grands temples, une belle église catholique, un musée sur les dinosaures découverts dans la région qui a laissé les enfants un peu étonnés qu un musée puisse être si basique ! Tout ça au bord du Mékong, fleuve mythique et magique qui nous accompagne depuis plusieurs semaines ainsi que l’architecture de la région, avec ses anciennes maisons coloniales pleine de charme.


Mais nos 15 jours gratuits arrivent au bout et nous ne pourrons pas fêter Noël de ce côté du Mékong. Nous le traversons en bus pour rejoindre la Thaïlande et nous le remonterons côté thaïlandais pendant les deux semaines gratuites en Thaïlande pour ensuite rejoindre le nord du Laos.. C est à That Phanom que nous poserons nos sacs pour Noël. Petite bourgade étendue le long du fleuve dans laquelle aucun resto touristique n a ouvert ses portes, nous ferons un repas de fête plus tard. Comme d habitude, nous parcourons la ville à vélo, mais par malheur Samuel a mis son pied dans les rayons…aie aie aie… Un took took alerté par les hurlements nous a emmené a l hôpital où nous avons pu être rassuré, rien de cassé ! Mais notre second ne posera plus le pied pendant 2-3 jours et a dû serrer les dents a chaque fois qu il aura fallu changer le pansement !
Pour raccourcir le trajet jusqu a Nong Khai, nous faisons un arrêt a Udon Thani, grande ville du Nord-Est de la Thaïlande. Nous ne resterons qu en périphérie où nous avons trouvé un espèce de motel tenu par un allemand. La chambre est très grande, la piscine sympa mais il ne fait pas si chaud a cette saison…

Eh oui, depuis 2-3 semaines,  C est la saison sèche mais ça ne rime pas forcément avec chaleur, bon on reste en dessus des 25 degrés la journée, mais le soir ça se rafraîchit. Par contre les paysages ont bien changé depuis 5 mois. Le vert se fait rare et a laissé la place au jaune dans les champs et au ocre sur les bords des routes.

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A Nong Khai, nous trouvons la petite maison louée, elle est parfaite ! Petite et pleine de charme, comme on aime ;-). Je suis super contente, c était exactement ce qu il nous fallait !

Valérie


Cinq slips et une paire de chaussettes

Bientôt cinq mois que nous sommes en route. Noël est passé. Les enfants ont reçu des cadeaux : Jules et Samuel, un lego chacun et Quentin, un téléphone portable bon marché faisant office de Mp3 et chaque enfant, une paire de jumelles « joujou ». Ils ont déballé ces cadeaux et avaient un vrai sourire. Je m’attendais à quelques remarques sur le fait que c’était bien peu par rapport à ce qu’ils auraient pu recevoir si nous étions en Suisse. Rien, ils paraissaient comblés.

J’ai parcouru la petite ville thaïlandaise de That Phanom où nous nous trouvions le 24 décembre, de long en large à vélo, pour dénicher au fond d’une obscure boutique une bouteille de vin rouge, sans être un grand cru, il était tout à fait buvable, quel plaisir de le déguster !

Quelques t-shirt, deux shorts, deux moustiquaires, un caleçon de bain,… je ne vais pas décrire l’ensemble des affaires qui constituent mes possessions actuelles, mais vous l’aurez compris, l’essentiel y est, peu de superflu, mon sac est déjà assez lourd avec les affaires du reste de la famille qui s’y trouvent.

C’est durant notre petite fête de Noël que j’ai pris conscience que je vivais depuis plusieurs mois avec l’essentiel et ainsi réaliser que c’est parfois les contacts sociaux qui manquent, ce sont la famille, les amis, les discussions animées ; les objets ont peu de valeur. Tout le monde le dit, tout le monde le sait, mais le vivre permet de comprendre que c’est une réalité.IMG_3663

Je réfléchis à tout ce que j’ai laissé chez moi, quelle montagne de mobilier, d’habits, de matériel de sport, de gadgets, … et comble du luxe, une voiture. Lorsque j’ai évoqué cela en famille, Quentin m’a rétorqué, « oui, papa, nous avons une voiture, mais elle est pourrie ».

Une paire de chaussette et cinq slips, zut, il y en un qui commence à se découdre, il faudra que j’en rachète un !

Christophe

Jules vous dit Joyeux Noël !

 

A Noël, nous sommes allés a l église et on a reçu plein de bonbons. J ai reçu des super cadeaux. Un avion militaire lego et des jumelles.

Je suis allé visiter le musée des dinosaures. J ai mangé des brochettes de patates et j ai mangé de la glace a la noix de coco.

j espère qu il y aura bientôt de la neige en suisse pour que je puisse faire du ski en rentrant.

Bisous, gros câlin,

Jules

Plateau des Bolaven, café et chutes d eau

J ai pu retrouver de la sérénité (merci pour vos messages), en ayant pu combler mon besoin de solitude, ça fait du bien :-). Bien évidemment que la sortie en couple on oublie toujours mais ça on le savait au départ, on arrive quand même a se retrouver en soirée. L heure du coucher des enfants est un point sur lequel on ne discute pas : 20h. Et finalement ca ne les gêne pas car il fait nuit a 18h. Ça nous permet d avoir 2-3heures à nous deux.
Nous avons décidé en famille de se faire une virée de 3 jours à moto (des petites Honda) sur le plateau des Bolaven. Bon quand je dis virée, ça fait tout de suite imaginer un truc de fou mais avec moi au volant, la testostérone de tous mes gaillards a légèrement déchanté. Entre mon mari qui me dit gentiment : « je te suis, comme ça tu vas à la vitesse que tu veux », puis au bout d un moment « ça ne te dérangerait pas trop d accélérer un peu ? ». Quentin : « maman, allez va plus vite ! » Jules : »avec papa, c est plus confortable… » Ou Samuel « on voit que t es pas rassurée maman ! »… Bref, moi avec des casques pourris, des habits d été et du vent, je dépasse pas le 40km/h et voilà ! 😀 Bon on a passé 3 jours assez génial qui nous ont bien changé, s arrêter quand on veut, liberté de mouvement, visite de plusieurs chutes d eau splendides et d une plantation de café (bio-équitable, oui oui) et côtoyer les cueilleurs avec les enfants, c était ressourçant pour tout le monde.
Nous voilà proche de Noël, malgré le petit calendrier de l avent où chaque jour l un des enfants reçoit une petite surprise ou a droit à une faveur comme un dessert ou une boisson spéciale, on ne voit presque pas arriver le jour J. Ici, a Savannakhet il y a une église avec dedans une crèche, un sapin de Noël et ça nous a rappelé des souvenirs ;-). Aujourd’hui le bricolage à l école, c était guirlandes de Noël avec papa! Il ne reste plus qu à trouver des cadeaux !! Oui je sais c est le dernier moment…

Les mots des enfants :
Nous parlions des futures femmes de nos garçons et Quentin demande a son papa si sa femme ne lui plaisait pas est-ce qu il le lui dira ? Christophe répond que si c est une pétasse, oui ! Samuel m interpelle en disant « au moins, toi, maman, t es pas une pétasse ! »… 😀 j ai été ravie du compliment !

val

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De la reproduction des moustiques à quelques réflexions philosophiques*

La nuit est douce, les enfants dorment. Deux semaines que nous sommes au Laos et demain, nous croiserons le Mékong pour nous rendre en Thaïlande pour passer les fêtes, puis nous reviendrons au Laos pour visiter le nord.

C’est un moment un peu particulier du voyage, nous nous sentons tellement bien dans ce pays, la vie est paisible, les gens honnêtes et sympathiques. Les enfants sont dorlotés, on leur offre des desserts et les échanges que nous pouvons avoir avec les gens nous font nous sentir à l’aise. C’est un moment particulier, car en arrière fond, le retour se projette avec son lot de questions. D’autres personnes étant déjà parties longtemps m’en avait parlé et l’ayant déjà vécu personnellement, l’idée du retour en Suisse provoquera immanquablement un petit choc culturel, cette anticipation est un peu anxiogène. Il faudra se réadapter aux rues désertes, au froid, à un rythme de vie soutenu, passer de la liberté « je fais le bruit que je veux et les autres peuvent faire pareil » à une logique du « ne pas déranger et ne pas être dérangé ». Ici, régulièrement les gens, lors des repas sortent la sono et la règlent à plein tube. Tout le voisinage en profite et le lendemain, c’est l’un des voisins qui se permet un repas bruyant sans que personne ne réagisse. Toutes les nuits, vers quatre heures du matin, le concerto des coqs me tirent du sommeil, c’est à celui qui aura le plus beau chant, cela va du chanteur d’opéra soliste à celui qui se trouve sur le déclin et qui s’évertue à plusieurs reprises à ne sortir qu’un cri rauque et risible. Puis, les chiens prennent le relai pour faire exploser bruyamment leurs querelles nocturnes. Penser que nous n’avons pas osé prendre des poules en Suisse car les voisins avaient peur des odeurs me semblent à des années lumières de mon quotidien. On n’imagine même pas ce que la présence d’un coq dans notre quartier aurait provoqué, on l’aurait mangé avant qu’il soit en âge de chanter !

Le retour permettra aussi de retrouver la famille et les amis, certains plats qui font saliver rien qu’à leur évocation, mais aussi les soucis inhérents à la vie sédentaire et professionnelle : entretenir la maison, les tâches ménagères, un emploi du temps à respecter, respecter des règles qui n’ont aucun sens ici (comment peut-on attacher des enfants sur un rehausseur lorsqu’on peut voyager ici, sur le pont d’un pick up ou à six sur une moto ?).
La vie sédentaire permettra aussi de retrouver du temps pour soi. Valérie en a déjà précédemment parlé, mais vivre en permanence avec les enfants me laisse peu d’espace et rempli nos journées. Paradoxalement, j’ai moins de temps libre qu’en Suisse alors que je n’ai que du temps libre.
Vivre ces instants en famille sont précieux, il est quasi impossible de prendre conscience des changements qui se sont opérés en moi, en nous ou sur ma famille tant qu’on est en route, c’est surement le retour qui les révélera. Je me rends simplement compte qu’en Suisse, les moments où nous étions les cinq en sortie étaient relativement rares. A bien y réfléchir, je fais connaissance avec mes enfants, leur caractère, leurs peurs, leur humour et symétriquement, ils anticipent nos réactions, nous lancent des piques bien ciblés qui nous font rire et nous remettre en question. Finalement, ce voyage n’est peut-être qu’un prétexte pour passer du temps ensemble.

Ce moment de voyage est aussi particulier, car la façon de vivre des laotiens a quelque chose de fascinant, il y règne une atmosphère sereine et souriante, s’énerver, c’est perdre la face. Ici, on range ses émotions négatives au placard à double tours et pourtant, les gens ne paraissent pas névrosés ! Je n’ai pas l’impression que les laotiens nous envient, envient notre pouvoir d’achat ou notre argent. La plupart semblent se contenter de ce qu’ils ont. Un expatrié ayant récemment ouvert un restaurant nous a fait remarquer que c’était le XIXe siècle ici, lenteurs administratives, règles incompréhensives, superstitions, ralentissent les procédures, tout est compliqué pour un européen. Je me rends aussi compte que la société est très hiérarchisée, il y a un respect des anciens qui est presque total, cela commence dans l’enfance où le petit a un grand respect pour son aîné, mais l’aîné doit protection et prendre soin de son cadet.

Nous sommes venus pour la dernière fois au Laos il y a quatorze ans, j’ai le sentiment que mis à part l’état des routes et les infrastructures qui se sont développées, ce pays n’a pas changé. Il reste mystérieux, il doit bien y avoir une part d’ombre, comment les gens peuvent-ils paraître si épanouis alors qu’ils vivent si simplement ? C’est peut-être ça leur secret.

Christophe

*Salut Sandra.