Laos

Ca fait 10 jours que nous avons passé la frontière Laos-Cambodge. A la frontière, les douaniers nous ont pris en photo. Pour tamponner nos passeports, il nous ont demandé 4 dollars. Mes parents ont essayé de négocier un peu, puis mon papa a dit qu’il leur payait 2 bières mais pas quatre (du reste, il en est très fier).

Nous sommes maintenant à Savanakhet et nous revenons d’un tour en moto (3 jours). J’ai pu essayer de conduire la moto, c’était trop bien ! Nous avons vu plein de chutes d’eau ! Et on a pu même aller derrière une des chutes. Nous nous sommes arrêté sur le trajet et avons vu un village de forgeron. Au premier arrêt, il y avait deux éléphants qui se baignaient et quand on allait partir, un monsieur nous a proposé d’aller voir les éléphants de tout prêt. On a pu leur donner à manger de la canne à sucre et on a même pu en goûter. C’était trop bon ! En se baladant en forêt, un chien nous suivait et on l’a appelé Max. Le lendemain, nous sommes repartis et nous nous sommes arrêtés vers les plus haute chute d’Asie (120m) elles étaient impressionnantes. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés vers une plantation de café. Ils cueillent le café, grain à grain quand il est rouge (on a pu aider les gens). Ensuite ils le passent dans une machine qui enlève la peau, puis ils le font sécher plusieurs jours au soleil. Après ils l’amènent à une usine qui le torréfie (faire chauffer jusqu’à ce que les grains soient bruns). Ensuite ils l’envoient partout dans le monde, même en Suisse. C’est un café bio-équitable, ils font vivre 1800 familles dans la région.

Joyeux Noël à tout le monde et bonne année 2016 !

Quentin

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Jules – Noël

Bonjour j espère que il y aura de la neige a Noël. C est bien en suisse ?
J ai fait un tour en moto et j ai bien aimé. On a mis long a trouver un guesthouse aujourd’hui. On a fait un trajet de bus de 6h. Au marché ils vendaient des écureuils et plein d autres choses.
Jules

 

Sud du Laos et état d âme

Le Laos est définitivement un pays qui m emporte et qui m apaise. L ambiance et l atmosphère de ce pays sont extraordinaires mais pourtant ça ne plait pas à tous les voyageurs car le laotien sort du modèle occidental de manière assez surprenante.  Ici, on a l impression d être très loin du « toujours plus », quand ils ont ce qu il faut pour vivre correctement, ça suffit, ils ne vont pas se faire péter un câble pour aider les touristes par exemple ! Comme quand on s est retrouvé posé au bord de la route car nous voulions aller a Champasak, petit village endormi près duquel se dresse un temple ancien très visité. Toutefois, la majorité des touristes y viennent en voyage organisé. Donc, au carrefour y menant, aucun tuktuk ou autre moyen de locomotion nous attendait. On intercepte une voiture et une gentille famille laotienne nous prend en stop jusqu au Mékong, a 4km. De là on loue les services d un batelier qui nous fait traverser et de l autre côté, toujours rien. Une petite dame comprend que nous voulons rejoindre Champasak et appelle un guesthouse pour que le patron vienne nous chercher. C était une bonne intention mais nous n avons plus osé partir de ce guesthouse qui fut le plus pourri que nous ayons eu jusqu a maintenant, mais bon une chambre pour 6.- y a rien a dire :-D.
Paradoxalement, le pays me plait mais c est un moment du voyage ou j éprouve quelques difficultés à faire face à notre proximité quotidienne. J ai oublié de me prendre du temps pour moi, car on s est retrouvé dans des endroits un peu perdu ou j avais l impression que ça ne « servait à rien » de me prendre du temps. Mais non, même s il n y a rien de spécial à faire, se prendre du temps pour boire un café seule, lire seule, écrire seule c est très important quand on vit ensemble 24/24. J en ai repris conscience et je vais essayer de ne pas l oublier. En plus de ça, la période n est pas anodine, c est la fin de l année et la famille et les amis manquent. C est aussi la deuxième partie du voyage ou le retour et plus près que le départ avec son lot d incertitude, de questionnement comme : est ce que les enfants vont réussir a reprendre le rythme soutenu de l’école car ici au bout d une heure ils en ont déjà marre ? Est ce qu on aura pas oublié un thème important ? Est ce que je vais réussir a m épanouir dans le retour au train-train quotidien ? Et je vous passe les questions plus existentielles encore ;-). Je dis que la douceur de vivre ici est belle avec peu de choses mais en même temps une maison avec des espaces pour chacun me manque, j aimerais me retrouver seule mais sans avoir besoin de sortir du cocon ! Du coup, j ai loué une maison pour la période de nouvel an ou j espère que nous pourrons prendre un peu nos aises. Bon voilà, je vais payer chacun d entre vous pour ma séance de psy du jour 🙂 ça fait du bien quand c est dit !
Val

 

Arrivée au Laos

« Mais qu’est-ce qu’on vous a raconté d’horrible sur le passage de cette frontière ? ». Attablé dans un café, le retraité québecois installé pour quelques mois à Stung Treng, dernière ville cambodgienne avant la frontière laotienne, nous regardait d’un air interrogateur. « En tout cas, moi je n’ai jamais eu de problème pour passer. Vous arrivez, vous donnez vos passeports au chauffeur du bus, il s’occupe de tout et vous passez, c’est vraiment simple !  Le tout moyennant un dédommagement ».

Mais notre réalité était un peu différente, au-delà de questions éthiques liées au bakchich, nous étions cinq, cinq dédommagements peuvent vite représenter une somme considérable. En voyage, notre rapport aux sommes d’argent change et cela est parfois un peu déroutant. Vingt dollars est une somme presque anecdotique en Suisse et nous en avons conscience, mais ici c’est une nuit d’hôtel assez luxueux, deux repas ou le cinquième du salaire mensuel de certains cambodgiens. La confrontation de ces deux réalités est parfois difficile à gérer.

Nous savions que le poste-frontière se trouvait au milieu de nulle part. Une fois au Laos, on nous avait dit qu’il n’y avait aucun moyen de transport pour se rendre au premier village situé à une vingtaine de kilomètres.

 

Seul un bus parcourant l’entier de notre trajet partait à midi, ce qui aurait différé notre arrivée sur les « quatre mille îles » au sud du Laos, à la tombée du jour ; situation guère confortable. Finalement, nous avons négocié avec un chauffeur de taxi notre transfert jusqu’à la frontière pour trente-cinq dollars pour 120 kilomètres. Il nous avait proposé de nous amener jusqu’au premier village au Laos situé à vingt kilomètres de la frontière, moyennant quarante dollars de plus, de quoi rivaliser avec les tarifs des taxis helvétiques ! Nous savions donc que le lendemain nous embarquions nos enfants dans une mini-aventure, nous avions un moyen de transport jusqu’au poste-frontière, mais de là, comment parcourions-nous les vingt kilomètres suivants ? Mystère. Et cela semblait réjouir les enfants.

Le lendemain, c’est aux alentours de neuf heures trente que le taxi nous a déposés du côté cambodgien. Comme par hasard, en court de route, le chauffeur nous a informés qu’un bus arrivait côté laotien vers dix heures et pourrait nous emmener pour quinze dollars, ce qui demeurait un tarif extravagant, mais bien inférieur aux quarante dollars proposés la veille.

Du côté cambodgien, aucun bakchich ne nous a été demandé. Les cents mètres de marche dans le no man’s land nous ont déposés au poste laotien.

 

Les douaniers nous ont accueillis avec un grand sourire précédé d’un « sabaidee ». L’un d’eux est sorti de son guichet pour poser en compagnie de deux de ses collègues avec nos enfants (ils ont tout de même refusé que j’utilise mon appareil photo pour immortaliser ce moment), pendant que nous remplissions les formulaires d’entrée. Nous n’avions pas besoin de visa, depuis peu, les Suisses peuvent rester au Laos deux semaines sans ce papier.
Le douanier qui s’occupait de nous parlait un très bon français, il était guide touristique avant de travailler ici : un peu plus et on serait devenu ami. Lorsqu’il ne restait plus qu’à tamponner nos passeports, il nous a dit aimablement : « pour l’encre des tampons, c’est quatre dollars, on vous fait un prix, on ne fait pas payer les enfants ! ». Je crois qu’il n’a pas compris (ou voulu comprendre) lorsque je lui ai dit que deux dollars, c’était le prix pour les photos avec les enfants, mais qu’on était d’accord de payer les deux autres ! Valérie a repris la négociation en disant qu’on savait qu’on n’avait rien à payer, que l’argent c’était pour eux et qu’on donnerait tout de même deux dollars. Il ne voulait pas lâcher l’affaire. Finalement, avec un grand sourire, je l’ai informé que je voulais bien payer deux bières, mais pas quatre et là, il a accepté.
En attendant quarante-cinq minutes notre bus du côté laotien, nous avons bien ri en ne voyant que deux douaniers se diriger vers la gargote située non loin, on était « vache », ils auraient pu être quatre pour boire l’apéro !

Depuis deux jours, nous sommes posés à Don Khon, île du Mékong. De deux guesthouses en 2001, il y en a maintenant un nombre incalculable. Mais la gentillesse des gens est toujours aussi présente. Comment ce pays peut-il avoir une population si accueillante ? Nos enfants l’ont aussi remarqué et pour la première fois depuis notre départ, ils ont joués avec des enfants « locaux ».

Nos connaissances toute relative de la langue sont aussi un atout et nous ont réservé de bons moments : nos voisins de bungalows sont thaïlandais, quelle plaisir de pouvoir dialoguer un peu avec eux, une serveuse à qui je demandais le nom de certains fruits en lao ce matin m’a, à son tour, demandé de les traduire en anglais pour qu’elle puisse les apprendre. Ces échanges nous rapprochent des habitants de ces régions et c’est agréable.

Christophe

De Siem Reap à Stung Treng (frontière laotienne)

Après s être régalé des temples d Angkor, nous avons fait un arrêt a Kampong Thom pour observer des chauves souris géantes. Puis il a fallut dire au revoir à Massimo et reprendre la route en famille. Nous avons passé 3 jours géniaux sur une île du Mékong, en face de Kampong Cham, reliée par le plus grand pont en bambou d’Asie, dans un guesthouse tenu par un jeune couple de français très sympa. Le concept : dormir dans des hamacs ou sur un matelas avec une simple moustiquaire, sur une plateforme en plein air ! L ambiance du lieu est cool, que des voyageurs de longue durée avec qui les échanges sont riches. Un jeune homme crée un minigolf pour les enfants, ils ont a disposition diabolo, balles de jonglage avec conseils avisés, jeux d échec et autres. On se croirait un peu au paléo :-D. On fait le plein de bonnes énergies et on repart direction le Laos avec un stop a Kratie où nous irons observer les dauphins Irrawaddy. Cette ville nous a beaucoup surpris car plusieurs « infirmerie » y sont disséminées où les gens tiennent leur goutte à goutte ou celui de leurs enfants. Certains passent la nuit sur des matelas de fortune. Ça touche.  Puis on raccourci le trajet qui mène à la frontière en s arrêtant a Stung Treng, petite bourgade très paisible sur le bord du Mékong. Je laisserai Christophe vous raconter le passage de frontière assez épique ;-).
Et nous voici arrivés au 4000 îles sur le Mékong au Laos, notre  coup de cœur de l époque, qui a l air de n avoir rien perdu de ce qu on aime : quiétude, gentillesse… Et de pouvoir parler un peu la langue, c est tellement agréable !
Les petits mots :
Jules qui choisit une glace : « j aimerais une boule moustache et une fraise » !
Samuel : « pourquoi les gens me trouvent comme ça joli ? »
Quentin : « mais c est trop cher ce taxi, pourquoi vous négociez pas ? Moi je lui donnerai pas plus que 30 dollars en tout cas ! »
Valérie

Quelques photos cambodgiennes :

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Les quelques cyclo-pousse de Phnom Penh

Les quelques cyclo-pousse de Phnom Penh

Le marché central de Phnom Penh, l'un des plus grand dôme au monde.

Le marché central de Phnom Penh, l’un des plus grand dôme au monde.

La pêche a été bonne.

La pêche a été bonne.

Les restes des maisons coloniales.

Les restes des maisons coloniales.

Le youpala, ça scoue !

Le youpala, ça scoue !

 

Assez chargé ?

Assez chargé ?

L'essence en bouteille.

L’essence en bouteille.

Ca tient ?

Ca tient ?

Ca tient toujours ?

Ca tient toujours ?

Mosquée Cham, cohabitant près de temples boudhistes.

Mosquée Cham, cohabitant près de temples boudhistes.

Au détour d'un marché.

Au détour d’un marché.

Pieuvre séchée ? Chorizo ?

Pieuvre séchée ? Chorizo ?

Sur le chemin de l'école

Sur le chemin de l’école

Maison traditionnelle

Maison traditionnelle

Paysage cambodgien : Le palmier au milieu de la rizière.

Paysage cambodgien : Le palmier au milieu de la rizière.

Le café local, chicorée et lait condensé.

Le café local, chicorée et lait condensé.

Samuel-Les Dauphin de l’Irrawady

Nous avons pris un touktouk (un peu près 30 minutes) .Nous sommes monté sur le bateau et sommes allés assez loin sur le Mékong. Il n’y avait personne d’autre. Nous avons vu plein de daupins de l’Irrawady. C’était super.😃😉😊

Avant, je suis allé voir les temples d’Angkor, j’ai vu le soleil se lever sur Angkor Wat, c’était génial ! Il y a des temples où on a pu jouer dedans, comme le Ta Prom.

A Kampong Thom, nous avons été voir l’envol des chauves-souris. Elles étaient très grandes (80cm).

 

 

Sur une ile du Mékong, on est allé à un guesthouse où on était sur des plateformes. Des hamacs étaient accrochés à la plateforme et j’ai dormi dedans. C’était l’aventure, j’ai même vu un scolopendre.

 

Joyeux Noël, aurevoir, gros bisous,

Samuel😘

Du taxi pas écrevisses à Siem Reap

Assis au bord du Mékong, je reprends le clavier. Après avoir dit au revoir à Massimo hier, nous nous sommes installés sur une île du Mékong où la vie semble s’être arrêtée. Nous dormons dans des hamacs sous un toit de paille. Seul notre ami, Léon, la scolopendre qui habitait les WC communs hier soir a enlevé un peu de poésie au lieu.

Après avoir quitté Takeo, non pas en taxi-écrevisses, mais en taxi privé : nous nous embourgeoisons ! Oui, un peu, c’est vrai, mais nous désirions surtout nous arrêter dans une réserve pour animaux se trouvant sur le chemin de Phnom Penh.

A Phnom Penh, nous avons découvert une ville métamorphosée depuis notre passage en 2001 : les embouteillages sont apparus et la majorité des routes du centre étaient goudronnées. Quelques chantiers gigantesques semblaient vouloir faire entrer la capitale dans le XXIe siècle.
Le nombre de familles vivant sur des nattes le long des trottoirs a nettement diminué depuis 2001. Les mendiants et les enfants des rues aussi, signe que la pauvreté paraît être en recul au Cambodge. « Ces enfants-là ne doivent pas tellement avoir de lego », confronter à cette réalité, nos gosses semblent interrogés. Par contre, lors d’un tour en bateau, une île sans arbre et sans ombre étaient habitées par trois familles, les quelques tôles et bâches rapiécées constituant les huttes me faisait entrevoir la misère de ces gens. « Ça doit être cool de vivre ici, les enfants peuvent se baigner quand ils veulent », dixit Quentin. Peut-être n’a-t-il pas totalement tort ? La perception des enfants fait évoluer les nôtres.

A Phnom Penh, nous avons visité avec Massimo les « Killing fields » à une quinzaine de kilomètres du centre ville. Lieu où les khmers rouges, vers la fin de leur régime, pris par une paranoïa extrême – ils voyaient des agents secrets américains partout – ont exécuté jusqu’à trois cents personnes par nuit après leur avoir arraché des aveux sous la torture. Il me revient cette phrase de Romain Gary : « Ce qu’il y avait d’humain chez les nazis, c’était leur inhumanité ». Encore un peuple qui a connu la terreur ! Cette part sombre de l’humain est-elle universelle ? La réponse me fait peur.

Angkor
Il faisait encore nuit lorsqu’à 5h10 nous avons embarqué dans les tuktuk pour prendre la direction d’Angkor wat. On nous avait annoncés une foule immense observant le lever du soleil. Du monde, il y en avait, mais cela n’a rien enlevé à la magie du moment. Offrir cette vision aux enfants était un moment de grâce, surtout lorsque j’ai pu voir à leur mine réjouie que ce n’était pas un de ces caprices d’adultes qui n’a aucun sens pour eux, ils étaient vraiment admiratifs. Le ciel était légèrement nuageux, le soleil en émergeant donnait au ciel des teintes jaunes orangées. Devant nous se dessinait les trois (ou cinq selon l’angle) tours centrales d’Angkor, ombres découpées et parées de toutes ces couleurs. La fraîcheur du matin ajoutait encore un parfum particulier à ces instants.

Ces quelques jours passés à visiter les temples en tuktuk, puis à vélo ont été très enrichissants, c’est au travers des yeux de nos enfants que nous les avons redécouverts. Les couloirs de ces temples presque millénaire, se transformant en décor de théâtre pour jouer des pièces dans lesquels les espaces remplis de serpents succédaient aux passages secrets.

Encore quelques lignes pour remercier Massimo pour tous ces moments partagés, pour avoir permis de dynamiser notre rythme et pour avoir donnés à nos enfants l’occasion de passer de longs moments de jeux et d’écoute de leurs histoires.

Christophe

Jules – Les temples d’Angkor

Y a une dame qui m a mis un bracelet, c était une grand maman, elle a fait une prière pour le mettre. Je me suis acheté un foulard cambodgien. On a vu des singes, on a vu les temples d Angkor. Les temples ils avaient plein de sculptures, il n’y avait pas de peinture sur les sculptures. Ils étaient très très très grands. Le lac des temples faisait 100 mètres. Mais on dirait qu il était pas si grand. Maintenant on est au Cambodge, on a des cadeaux pour certains.Voilà.

Gros bisous, gros calins,

Jules