Jules – on est au Myanmar

On a traversé un grand grand pont pour aller en Birmanie et après on a passé la douane. Après il y a un monsieur qui est venu vers nous et il nous a amené où on devait payer le bus et on a fait 3h de bus. On est arrivé à Hpa-An et on y est resté 3 jours et après on est allé à Moulmein où on est resté 2 jours et maintenant on est à la ville du rocher d’or. On vient d’avoir notre chambre.

Les gens portent des robes, même les messieurs ! Et ils vont même sur les motos avec leur robe, mais je sais que c’est pas pratique parce que le noeud peut se défaire. Parce que si tu te balades et que le noeud se détache ben les gens peuvent voir ton slip ! Quand les gens me sourient, ils ont la bouche toute rouge, c’est pas très beau ! On a reçu des cadeaux des gens dans la rue. Ils nous ont donné des mandarines, des bonbons et autre chose mais je ne sais pas ce que c’était. Ici ils n’ont pas la peau beige, mais la peau brune et ils y en a qui portent des chapeaux. Il y a beaucoup de magasins avec des habits et des jouets et beaucoup de tout. Aussi, une fois on a vu une charrette avec un cheval, mais on est pas allé dedans.

Gros bisous, moyens bisous, ptits bisous.

Jules

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Mengalaba

Mengalaba !
C est le bonjour birman qu on entend partout avec un beau sourire en prime :-). Passer de Thaïlande au Myanmar a été plus surprenant que ce que j avais imaginé. Comme souvent dans les villes frontières,  il émanait des relents de petites arnaques et trafic en tous genres mais une fois arrivés à Hpa-An nous découvrons un autre monde. Au premier abord, on distingue un mélange d Asie du Sud-Est et d Inde, autant dans la vie dans les rues que sur les visages, les tenues, la nourriture…c est époustouflant ! On est heureux de se faire embarquer dans ce tourbillon. Les couleurs sont partout : jupes, visages, temples..on est éblouis. Hommes, femmes et enfants se mettent de la poudre jaune (thanakha) sur la peau qui doit faire office de crème solaire ou quelque chose qui embellit !? A cela s ajoute une gentillesse et une bienveillance de la part des gens qui nous font nous sentir tout bien.
Nos 3 loulous sont à nouveau au centre de l attention, en plus depuis qu ils ont voulu tous les trois s acheter le longyi (jupe) porté par les hommes ici, ce sont les coqueluches ! En trois jours, ils se sont fait offrir des mandarines, des glaces, des jus de fruits, une peluche…
On se croirait un peu au Laos ou au Cambodge de l époque. Est ce que le tourisme casse tout cela ou est ce que cet état d esprit perdurera ?
Ici a Hpa-An, les hôtels n ont pas suivi l essor du tourisme et ils sont souvent pleins et les prix plus élevés que ce que nous avons pour habitude de payer : ça nous a permis d expliquer la loi de l offre et la demande aux enfants ! Nous avons passé notre première nuit dans la cave de l hôtel, dans une chambre sans fenêtre pour 25$ (une chambre pareil dans les pays précédents n auraient jamais dépassé les 7-8$), mais depuis, en insistant, nous sommes montés à l étage (et avons peut être piqué une chambre réservée mais tant pis, à chacun son tour d aller dans la cave :-D) et la chambre est beaucoup plus agréable, c est surtout pour la terrasse sur le toit qu on vient dans ce guesthouse (golden sky GH). Nous sommes allés visiter les environs en petites motos (on aurait pas pensé que c était autorisé au Myanmar mais on voit que la loi pour les étrangers a été bien allégée ces dernières années) et nous avons découvert des coins magnifiques sous un soleil écrasant, le froid est bel et bien finit ici !
Des becs
Val

Les petits mots :
Jules : « C’est moi qu’est le plus petit et c’est moi qu’est le plus joli, c’est pour ça qu’on reçoit des choses ! »
Quentin : « C’est trop bien ces jupes, est-ce que je pourrais aller à l’école comme ça ? »
Samuel : « On va se faire plein de copains ici on dirait ! »

Traversée du pont menant au Myanmar

Traversée du pont menant au Myanmar

A Hpa-An

A Hpa-An dans l’état Karen

Un repas birman.

Un repas birman.

Le longyi, jupe portée par les hommes.

Le longyi, jupe portée par les hommes.

Trop chargé ?

Trop chargé ?

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Merveille de la nature !

Merveille de la nature !

Les poules sont vivantes maman !

« Les poules sont vivantes maman ! »

L'essence en vente sur le bord des routes.

L’essence en vente sur le bord des routes.

Chine LE RETOUR (mais en plus sympa)

Nous sommes maintenant en Birmanie, ici, les gens sont comme en Chine : ils nous prennent en photo (on ne peut pas avaler 5 bouchées de riz sans se faire prendre en photo), ils nous pincent les joues et ils nous offrent plein de truc. Heureusement, ils nous demandent, pas comme une fois en Chine ou quelqu’un était venu s’asseoir a notre table pendant que nous mangions et avait donné son natel à sa femme pour se faire prendre en photo avec nous (il ne nous avait même pas parlé). En Birmanie, hommes et femmes portent des jupes et moi, j’en ai acheté une. Ici les gens sont souriants et super-sympas. Jules a eu un doudou avec Tigrou et Petit-gourou (ce sont des personnages de winnie-l’ourson) et une boisson à l’orange. Avec Samuel et Jules nous avons eu une glace, plein de photos:) et une mandarine. Jules en a eu deux mais finalement, nous sommes allés voir une grotte-temple (dans toute les grottes d’Asie il y a plein de boudhas) et les singes qui étaient devant la grotte (car il y avait des singes) ont mangé toutes nos mandarines qui étaient restées sur la moto pendant que nous visitions. Quand nous sommes revenus, toutes nos affaires étaient par terre !

à tout bientôt

Quentin

P.S. pour voir les légende des images, cliquer dessus.

Arrivée au Myanmar

11 heures, 2 février, assis sur des chaises en plastique, nous remplissions des cartes d’entrées dans un bureau qui ressemblait tout sauf à une douane. Nous venions de traverser le pont qui sépare la Thaïlande du Myanmar à pied. Du côté thaïlandais, une petite foule de birmans attendaient, accroupis, qu’un douanier les invite à faire la file de quelques trente mètres qui leur permettraient de traverser la frontière pour travailler ou trouver un emploi chez le riche voisin.
Au milieu du pont des panneaux de circulation invitaient les véhicules à passer de la voie de gauche à celle de droite. En effet, il y a quelques années, le général au pouvoir avait décidé que les voitures circuleraient dorénavant de l’autre côté des chaussées. Du jour au lendemain, les habitants se sont vus imposer cette mesure. Du coup, ici, beaucoup de véhicules importés de Thaïlande ou d’Inde ont le volant à droite… pour rouler à droite. Les chauffeurs ont ainsi besoin d’un assistant pour avoir des yeux lors des dépassements. La dictature n’a pas eu de limite dans ce pays !

Après avoir été encore pris en photo à un guichet adjacent au «bureau des douanes », nous sommes invités à nous rendre dans la pièce d’à côté pour acheter des billets de bus, voici nos douaniers transformés en agents de voyage. La première impression donne vraiment souvent une idée du fonctionnement d’une administration. Désireux de donner un minimum d’argent à l’état, nous avons gentiment décliné l’offre pour aller explorer les alentours.

A peine dans la rue, un homme s’est proposé de nous aider, un peu méfiant nous l’avons suivi pour changer de l’argent dans la rue. Nous avions pris la précaution de regarder le taux de change sur internet le jour d’avant. Nous avons compté et recompté les septante-deux billets de mille kyats qu’on nous avait donnés. Résultat, le changeur nous en avait donné dix de trop !

Avant de cuire plusieurs longues minutes dans notre mini-bus en attendant de prendre la route pour Hpa-An, les enfants ont subi quelques séances photos et quelques séances de dérangeants pincements de joues et de fesses me forçant à intervenir. Les téléphones portables ont apporté la photographie aux populations des pays que nous avons visités. Du coup, le malaise que je ressentais parfois pour prendre des photos lors de mes périples en Asie il y a une dizaine d’années s’est évanoui. Chacun étant sujet des prises de vue de l’autre, nous voici sur un pied d’égalité qui nous rapproche.
Quatre heures plus tard, nous découvrons Hpa-An qui nous fait tout d’abord penser aux rues cambodgiennes. Mais les odeurs de charbons, les longys (robe) portées par les hommes, les camions et bus dont on se demande comment ils roulent encore – la rouille étant plus présente que la peinture sur certains d’entre eux –  les cyclo-pousses, les routes en terre, les déchets présents partout, les dents rougies par le béthel et les joues jaunies par le thanaka, nous offrent un nouveau visage de l’Asie. Nos sens sont en éveil, nous ne maîtrisons pas grand-chose de cette nouvelle culture, il faut nous adapter et cela prendra quelques jours !

Nous ignorons aussi ce que la transition politique donnera dans ce pays. Le 2 février, le parti d’Aung San Suu Kyi a pris la majorité du Parlement. Cela m’interroge aussi, vais-je assister à des changements perceptibles durant mon séjour ? Je suis un peu impressionné de visiter ce pays durant cette période de réformes qui s’ouvre.

Christophe