Du Laos en Birmanie, via Mae Sot en Thailande

Nous avons quitté notre pays fétiche d’Asie, le Laos, après avoir profité de la douceur et du calme qui y règne pendant un mois et demi. Samuel et Jules avaient pu s’habituer au Sabaidee (bonjour) et au KhopChai (merci) et les distribuer autour d’eux tandis que Quentin avait même acquis le marchandage en lao !

Je vous avais dit que nous avions pu visiter une petite école d’un village des montagnes et j’aimerai en dire plus sur ce sujet, car c’était une expérience très instructive pour nos enfants. C’était une petite école, 4 classes primaires, environ 20 enfants par classe. Quand l’enseignant a appris que Christophe faisait le même métier que lui, il nous a fait entrer dans l’une des classes pour nous montrer le matériel qu’ils avaient à disposition : quelques livres donnés par une ONG allemande, le cahier d’exercice de la maîtresse, le tableau noir et quelques affiches créées par les élèves pour illustrer l’alphabet. Les élèves n’ont pas ou peu de matériel, le cours est appris principalement par oral. Jules nous a dit qu’il préférait sa classe en Suisse, car elle était plus propre et plus jolie. Samuel a trouvé que ce n’était pas très riche dans la classe. Quentin a trouvé que les classes étaient plus pauvres et sombres mais qu’avec les décorations elles étaient jolies quand même.

Nous voici maintenant à Mae Sot, après le trajet en bus le plus long de notre voyage : 9h. Depuis Chiang Rai, ça parait illogique de traverser la moitié de la Thailande pour rejoindre le Myanmar, mais les frontières entre les deux pays ne sont pas ouvertes partout aux étrangers… En prenant un bus qui relie la frontière Nord du pays à la frontière Ouest, nous avons été contrôlé 6 fois par la police, ce qui ne nous était jamais arrivés auparavant en Thailande ! Nous avions prévenu nos chérubins que nous passerions toute la journée dans le bus. 9h de trajet avec 3 enfants, c’était audacieux mais ils nous ont bluffés grâce à leur monde imaginaire gigantesque qu’ils ont su maintenir tout au long du trajet pour faire passer le temps ! En arrivant, Jules chantait « on est en Birmanie » avec une grande joie car pour lui, plus on arrive vite dans ce pays, plus ça rapproche de la maison :-), alors on a dû lui expliquer que nous passerions la frontière d’ici 2 jours mais que ça ne changeait pas la date de notre retour, il en parut soulagé ;-).

Mae Sot est une grosse bourgade qui s’est développée ces dernières années et maintenant la Asia Highway la traverse pour rejoindre Rangoon ce qui facilitera notre passage. La population ici est majoritairement birmane et les premières différences se remarque déjà. C’est ce que j’apprécie beaucoup dans le voyage par la route, la culture évolue à l’approche des frontières, les gens se mélangent, la langue s’imprègne petit à petit de mots du pays voisins et l’arrivée dans un nouveau pays se fait alors en douceur, sans « choc » culturel.

Nous avons trouvé un guesthouse vraiment agréable, le « Ban Thai », dont le patron est birman et qui nous a déjà enseigné quelques mots. Dans le jardin, une troupe d’artistes indépendants d’Amérique du Nord, s’entraîne tous les matins pour ensuite aller montrer leur « show » aux « écoles » destinées aux réfugiés birmans. Quel joie pour Jules, Samuel et Quentin de pouvoir assister à ces entraînements ! C’est dans ce guesthouse que nous faisons connaissance d’une retraitée française qui passe environ 6 mois à Mae Sot pour venir en aide aux réfugiés birmans car ceux-ci ne sont pas pris en charge par l’état thailandais. Ils n’ont droit à l’éducation que grâce aux ONG qui s’en occupe, par contre c’est les birmans qui occupent toutes les places de travail dont les thais ne veulent pas et qui sont exploités dans la vingtaine d’usines alentours ! A quand des progrès pour la prise en charge des réfugiés par la Thailande ?

C’est avec beaucoup d’enthousiasme et un petit peu d’appréhension que nous nous apprêtons de passer la frontière et cette fois de découvrir un nouveau pays, même pour Christophe et moi !

Val

PS. Le temple blanc en photo est l’oeuvre d’un artiste thai à Chiang Rai. Un temple un peu fou entre le ghotique et le religieux… très surprenant et étrange !

 

Au Laos, bientôt à Chiang Rai, puis en Birmanie

Nous sommes arrivés à Luang Prabang avec notre pick-up « Vigo » que nous avons dû rendre.

Luang Prabang est une ville classée à l’Unesco (patrimoine mondial de l’humanité) car elle a de très jolis temples (que nous avons visités). Le petit garçon de notre guesthouse avait une espèce de taupe-souris. Je me suis bien amusé avec eux.

Ensuite, nous sommes allés à Luang Nam Tha. La-bas, le guesthouse était cool, il y avait même le Harry Potter 7 (les reliques de la mort) qui était posé sur un meuble de notre chambre. J’ai pu le relire, c’était cool ! Nous avions prévu de faire un trek de 2 jours mais il a commencé à pleuvoir et faire très froid (nous nous sommes achetés des gants et des bonnets), un peu plus et il neigeait ! Donc, nous avons dû raccourcir et ne faire que 5 heures de marche. Mais il faisait tellement froid et il pleuvait que nous avons rappelé le tuk-tuk et ne faire finalement que 2 heures de marche.

Maintenant nous sommes à Huay Xai et nous nous apprêtons à prendre le bus pour Chiang Rai en Thailande. Nous allons bientôt rentrer en Suisse. Avant nous allons en Birmanie (que tout le monde appelle maintenant Myanmar) pendant 1 mois. A Mandalay nous prendrons l’avion pour Bangkok et nous y resterons 3 jours. Ensuite nous allons prendre l’avions pour Zurich (2 jours) puis nous arriverons en train vers midi un mercredi. Si tout va bien et que l’école est dac nous reprendrons l’école 5 jours plus tard (trop coooooooool ! 😂😃😊😏😳☺😵👍🙌🙋🙆🙏🙏✈✈✈✈).

 

Quentin

 

Samuel au Laos

Nous venons de passer un mois au Laos, c’était pas mal cool mais à certain moment j’en avais marre de la nourriture car on mangeait souvent du riz frit ou des soupes de nouilles.

Ce que j’ai bien aimé, c’est d’aller faire de l’escalade avec papa. Au début j’avais peur des petites bêtes mais ensuite j’ai vu que je risquais rien !

J’ai aussi bien aimé quand on est allé visiter l’ancien palais du roi du Laos. Il y avait beaucoup de trucs dorés, on a même pu voir ses anciennes voitures ! On a aussi vu ses sièges pour aller sur les éléphants et des sièges pour se faire porter par ses serviteurs.

Nous sommes allés voir des ours qui s’étaient fait capturer par des braconniers et libérer par une organisation qui sauvent des ours. Mais on ne peut plus les libérer dans la nature parce qu’ils sont devenus vulnérables. Nous sommes montés encore un peu sur le chemin et il y avait des chutes d’eau et on a pu s’y baigner.

Nous allons bientôt rentrer en Suisse et je me réjouis de vous revoir.

Bisous à tout le monde et à toute ma classe !

Samuel

 

Au revoir Laos

Dernier soir au Laos, demain nous prenons la route pour nous rendre en Thaïlande à Chiang Rai. Puis, nous nous dirigerons vers le sud pour entrer au Myanmar par la route par le poste frontière le plus proche ouvert aux étrangers. Il y a quelques jours, nous étions aux portes du Myanmar, mais la frontière entre le Laos et ce pays n’étant pas ouvert aux occidentaux, nous sommes contraints de faire ce détour de plusieurs centaines de kilomètres. La libre circulation, n’en déplaise à certains, est confortable ! A quand un visa « Schengen » pour l’Asie ?

Partir du Laos n’est pas anodin, ce pays a quelque chose qui m’attire et déjà une certaine nostalgie s’installe, alors que je m’y trouve encore. Je me sens bien dans ce pays, le fait de pouvoir se débrouiller en lao est l’un des éléments qui participe à ce bien-être. « Quand te reverai-je … ? »…

Nous avons ainsi pu assister à certaines négociations entre habitants, ce qui me permet d’ouvrir une parenthèse pour parler des moyens de transports en Asie. Tout voyageur sait que les chauffeurs de taxi sont souvent des personnes dont on apprend à se méfier, et sans compteur permettant de calculer le prix d’une course, l’arnaque n’est jamais loin. Il me semble que cette règle est un peu près universelle. Ils peuvent être souriants, ennuyeux, collaboratifs, sympathiques, criards, il n’en demeure pas moins que je reste toujours un peu méfiant à leur égard. En six mois de voyage, nous avons emprunté : les célèbres tuktuk thailandais, les songtheows (pick up aménagé avec des bancs sur le pont), les mini-bus chinois, les remorks cambodgiennes (remorques tirées par une moto), les motos-dup, les samlors, les jumbos, … Au Laos, le prix des courses avec ces moyens de transports est plus élevé qu’en Thaïlande. Au début, nous avions souvent l’impression de nous faire arnaquer alors que les locaux auraient un « traitement » juste et honnête. Mais voici qu’il y a quelques jours, nous partageons un jumbo (camionnette avec des bancs sur le pont) avec une dame laotienne qui revenait chargées de quatre lourds sacs du Vietnam. Les chauffeurs unis de la gare routière lui ont demandé 100’000 kips (env. 12$, coût attendu max. 5$) pour une course d’à peine cinq kilomètres à cause de son chargement. Nous avons payé 60’000 kips (env. 7.5$), prix nous paraissant excessifs, alors que nous avons parcouru 10 km avec tous nos sacs qui n’étaient guère moins lourds que les siens. Nous n’avons pas compris. Elle a négocié, sourit, renégocié, les chauffeurs unis ne lui ont pas laissé le choix. Conclusion : j’ai souvent l’impression d’être traité de façon particulière en tant qu’occidental, mais les habitants vivent la même chose que nous. Cela me rappelle aussi la conversation avec un lao qui m’a raconté avoir eu la mauvaise idée de ne pas négocier  tuktuk en thailande, résultat 400 bath (prix de location d’un songtheow pour une demi-journée pour 40km), pour 5 kilomètres, ou encore ce propriétaire de guesthouse cambodgien qui n’aimait pas se déplacer, les chauffeurs de sa ville connaissant sa profession avaient tendance à surgonfler le prix des courses. Peut-être l’accès de plus en plus courant à un véhicule privé n’est pas étranger à cette tendance qui paraît en hausse, leur service étant de moins en moins employés par la population. Je me remémore aussi une conversation lors d’un voyage en Afrique, un camerounais qui me parlait de l’insécurité qu’il ressentait dans son pays alors que j’avais l’impression que ce sentiment d’être observé et cette peur était due à ma couleur de peau. On ressent parfois du racisme là où il n’y en pas !

 

Ces derniers jours ont ressemblé à des week-ends pluvieux en Suisse. Entre les intestins de Jules et Samuel qui ont réclamé un vidage rapide et régulier et la pluie, nous nous sommes retrouvés cloisonnés dans un petit périmètre autour de notre guesthouse. Nous avions prévu de faire un trek de deux jours dans la forêt autour de Luang Nam Tha, les températures ne dépassaient pas les 8°C, « quand te reverrai-je… ? », Michel Blanc assis sur son télésiège claquait des dents avec nous.

Nous nous sommes rabattus sur une marche de 5-6 heures qui s’est transformée finalement en une balade de deux heures sous la pluie glaciale. Quelques verres de laolao au village d’un de nos guides ne m’ont pas réchauffé.

Aujourd’hui, nous avons repris la route et nous voici donc à Houayxai prêts à passer la frontière thaïlandaise demain.

Christophe

Jules à Luang Nam Tha

On est allé à la gare de bus et on a fait un trajet de bus de 3h. Quand on est arrivé, il n’y avait pas beaucoup de restaurant.

Moi, depuis quelques jours, j’ai fini mon cahier d’école. On en a racheté un. Maman m’a préparé de l’école, elle trouvait que c’était super cool, mais moi j’ai trouvé que c’était trop facile.

Avec Samuel, on a trouvé un nouveau jeu. Il faut tirer des bouteilles d’eau sur les bouteilles de l’autre. Et celui qui n’en a plus a perdu.

J’ai vu des belles chutes d’eau et on s’est baigné. On a aussi vu des ours.

Depuis 2 jours, je suis un peu malade et je peux boire tout le pepsi que je veux 🙂 ! Ce qu’est nul, c’est qu’il n’est pas piquant, car on a mis de l’eau.

On va bientôt rentrer en Suisse et je me réjouis car je pourrais jouer aux légos, aller à l’école, manger les crèpes, les gaufres de grand-maman et aussi les caramels de grand-papa et imprimer des dessins chez grand-papa et grand-maman d’Aigle.

Gros bisous, moyens bisous, petits bisous, gros calins, moyens calins, petits calins,

Jules

Au nord

Cinq mois que nous sommes en route, le mois d’août me paraît bien lointain. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas récrit sur ce blog. La raison en est assez simple, il me semble que je n’ai plus grand-chose à raconter, comme si voyager était devenu un peu ordinaire. Blasé, non ! J’ai toujours autant de plaisir à découvrir de nouveaux lieux mais cette vie de nomade est devenue ma normalité. Du coup, il faut prendre du recul pour se rendre compte que notre ordinaire reste extraordinaire.
Les peurs ressenties les premiers temps du voyage ont quasiment disparu, peur d’arriver dans un nouveau lieu, de courir après un logement, de trouver du déjeuner… Les enfants se sont adaptés de façon parfois invraisemblable, arriver dans un lieu perdu où nous sommes « condamnés » à manger des soupes de nouilles le matin, ne pose pas problème (il ne faut quand même pas que cela dure trop).

 

Nous sommes maintenant à Oudomxaï dans le nord du Laos. Nous avons effectué le trajet en bus couchettes et avons eu le privilège d’être assis tout devant et d’observer le paysage comme si nous conduisions. Une famille lao-américaine étaient à nos côtés, pendant que Quentin admirait la route, que Jules dormait, Samuel parcourait le bus de long en large en compagnie des deux filles de cette famille, tantôt sur les genoux de la femme du conducteur, tantôt cachés dans des recoins inaccessibles du bus. Les six heures de trajet étaient longs, mais les traditionnelles questions : « c’est quand qu’on arrive ? » ou « c’est encore long ? » n’ont que peu été présentes.


Cette ville montre que nous nous rapprochons de la Chine, un quart de sa population est chinoise. Le grand voisin du nord du Laos semble de plus en plus convoiter ses richesses naturelles et son territoire en y développant des nouvelles voies de communication. Nous avons entendu qu’un projet de train reliant Kunming à Vientiane est en route. S’il se réalise, ce sera des centaines, voire des milliers d’ouvriers chinois qui arriveront ici.  De nombreux projets hydo-électriques financés par la Chine ont aussi vu le jour et c’est des portions de territoires non négligeable qui ont été noyées sous les eaux. Quasiment tous les grands hôtels sont aussi en main de propriétaires chinois… L’impact sur la culture laotienne sera sûrement important.

Aujourd’hui, journée de repos. Jules était un peu barbouillé. (Pour éliminer les éventuelles inquiétudes des grands-parents, il est en pleine forme ce soir). Après un moment d’école cet après-midi, nous avons visité une colline où un That, monument bouddhiste contenant une relique, se trouvait au sommet. Des novices, désireux de pratiquer leur anglais, nous ont approchés et nous avons finalement discuté plus d’une demi-heure avec eux. Envoyés au temple par leur famille, ils y étudient au depuis quatre ans pour les plus âgés. Ils sont issus de famille de sept, huit enfants et ne savent pas encore s’ils veulent consacrer leur vie au bouddhisme. Ils étaient aussi très curieux d’entendre parler de la Suisse, de voir quelques photos de la neige et de connaître nos pratiques religieuses. D’apprendre que la méditation ou le yoga devenaient « à la mode » en Suisse les a étonnés. En attendant, je me dis parfois que le Laos avec une population qui est aussi pratiquante d’une religion prônant la renonciation et la simplicité explique leur manière de vivre et la douceur qui émanent de la plupart de ces habitants.

Nous partons demain plus au nord pour Luang Nam Tha. Puis, nous nous dirigerons plus au sud vers la frontière thaïlandaise. Ensuite, ce sera la traversée expresse de ce pays pour nous rendre par la route au Myanmar, pays dans lequel nous n’avons jamais voyagé. Ce sera une nouvelle aventure et une nouvelle découverte.

Christophe

De Vientiane à Luang Prabang et petites anecdotes

A Vientiane, nous avions trouvé un guesthouse géré par des jeunes très sympas, c était juste dommage qu un chantier vienne de commencer a côté, ce qui ne nous a pas permis de profiter de la cour intérieure, très chouette avec les enfants (vientianestar GH). Pendant la pause des machines, nous voyons arriver un couple septentenaire que nous appellerons papy et mamy breton. Ce couple était en vacances au Vietnam pour la 5ème fois et avait décidé de venir voir le Laos quelques jours. Ils nous ont bien fait rire… Mamy ne s arrêtait pas de parler et papy lui disait sans arrêt « laisse-les maintenant on y va..! » On a surtout adoré l épisode du « Au Cambodge, Phnom Penh et Siem Reap c est un peu pareil mais à Siem Reap il y a les tas de pierres en plus..! » Si vous vous souvenez de nos récits sur Angkor, vous comprendrez bien que nous sommes restés un peu perplexe ;-). Dans la soirée, on buvait un verre au bar avec Christophe et une tablée de jeunes coréens rigolait en faisant des jeux a boire. Il fallait que la chambre de papy et mamy soit en face de la terrasse, du coup a 22h30, mamy sort en chemise de nuit pour leur crier en français qu il fallait faire moins de bruit ! Parce que je ne vous l avait pas dit mais mamy ne parle pas anglais et parle en français avec tout le monde ! Enfin bref on a bien rigolé !
A Vang Vieng, vélo, moto, canoe puis grande nouveauté : pick-up ! Quelle embourgeoisement nous direz-vous, mais qu est ce que c était bien ! Nous nous étions organisé à Vientiane pour qu on nous amène le véhicule à Vang Vieng (la grande classe !!) et une fois mis les sacs sur le pont, en route pour la montagne jusqu à Luang Prabang. C était exceptionnel de pouvoir faire cette route sinueuse à notre rythme. Nous avions 2 jours pour parcourir 250 km, entre les nids de poules et les virages ce n était pas de trop ! En plus, ça nous a donné l opportunité de rencontrer les « 5happyhoppers », une famille du Luxembourg parcourant le monde pendant une année avec leur camping-car. Ahh un camping-car, c est une idée intéressante pour le voyage…faudra qu on y songe 🙂 ! Nous avons pu aussi nous arrêter dans une petite école d un village de montagne où nous avons été accueillit très gentiment par les enseignants. Bref, une expérience magnifique d avoir son propre véhicule ! Ça enlève un certain charme de voyager avec les locaux mais ça ajoute en confort.
Luang prabang, cité protégée par l Unesco, qui n’a pas autant changé que ce qu on imaginait. Nous avons même retrouvé notre stand de soupes de nouilles pour le déjeuner du matin avec la même dame derrière ses fourneaux ! Nous y avions déjeuné tous les jours, à chaque passage dans cette ville, il y a 14 et 15 ans et elle est toujours là, j étais émue jusqu au larmes. J ai pu lui expliquer tout ça en lao et on lui rappelait vaguement quelque chose…
Valérie

De Thaïlande au Laos

Après avoir fêté nouvel an dans la maison, nous sommes retournés au Laos mais cette fois avec un visa (donc pour plus longtemps). Nous sommes allés à la capitale où nous avons vu un grand stupa doré et une tour offerte par les américains au Laos.

Vu que le trajet pour Luang Prabang est long, nous nous sommes arrêtés 4 jours à Vang Vieng.

Nous y sommes arrivés à dans la soirée et le 2éme jour nous avons été voir une grotte et nous nous sommes baignés. Il y avait des gens qui faisaient des sauts perrilleux dans la rivière depuis des hautes branches d’arbres, c’était impressionnant. Ensuite, nous nous avons changé de gesthouse. Le 3ème nous avons été voir une autre grotte où nous nous sommes aussi baignés mais là il  y avait plus de courant ! Nous voilà le 4ème jour, nous avons été faire du canoé. Trop cool ces 4 jours !

Demain nous avons loué un pick-up que papa a appelé vigo pour reprendre la route. Nous allons encore nous arrêter 1 fois pour un jour avant d’arriver à louang prabang.

Au début février, nous allons allé en Birmanie et fin février nous allons allé en……Mongolie ! Mais noooooooooon, en Suisse :-D.

Quentin

Laos – Vientiane

Un GRAND MERCI à vous tous pour vos messages, commentaires, whatsapp et autres qui nous ont fait nous sentir un peu avec vous pendant cette fin d’année !

Pour nous, la nouvelle année a été fêtée autour d’une fondue Shabu (clin d’oeil à ceux qui se sentent concernés) au bord du Mékong. Les adultes se sont bu une bouteille de blanc à deux, chose que je n’ai plus du tout l’habitude de faire (d’ailleurs je n’ai jamais eu l’habitude de faire ça), les enfants ont du me réveiller pour que je ne loupe par les feux d’artifices…sans commentaire 😁.
Après avoir profité de notre petite maison et rechargé les batteries, parce que comme dirait Christophe, y a rien de mieux que de pouvoir déjeuner en slip (mais bon il n’en a pas encore acheté un nouveau, alors…), profiter de l’appel à la prière du temple d’à côté à 5h qui réveille la cinquantaine de coqs du quartier, c’est quelque chose quand même 😜 ! Après avoir fait l’aspirateur, la vaisselle et à manger, activités qui nous avaient beaucoup manqué, nous sommes repartis en direction du Laos.
C’est avec un peu d’émotion que nous avons traversé le pont de l’amitié, franchi pour la première fois il y a plus de 15 ans, et retrouvé une Vientiane cosmopolite avec plein de nouveaux restos, guesthouse et cafés mais la circulation ne reflète toujours pas ce qu’on peut trouver dans d’autres capitales et les bâtiments sont toujours de taille humaine. La présence française datant du protectorat jusque dans les années 50 est très présente sur les bâtiments administratifs, le nom des rues, les anciennes enseignes, ça donne un charme fou à cet endroit.
C’est après avoir abordé le sujet plusieurs fois en famille, que nous décidons d’entreprendre les démarches pour la Birmanie. C’est une décision qui a pris du temps, car l’idée de rentrer fin janvier était évoquée, mais finalement l’envie d’aller voir cette Birmanie est en chacun d’entre nous. Les contacts que nous avons eus avec d’autres voyageurs y sont aussi pour beaucoup. Samuel nous disait encore aujourd’hui : »Tout le monde dit que c’est tellement super, j’ai vraiment envie d’aller voir ». Nous attendons gentiment notre visa en profitant des belles visites à faire, des bons restos, de faire l’école et nous trouver peut-être un véhicule pour rejoindre Luang Prabang, au nord.

SABAIDEE PI MAI à tous,

Valérie

Combat de coqs

Il y a quelques semaines, nous nous baladions en vélo et nous avons remarqué des gens derrière une barrière en train d’encourager deux coqs. Les coqs étaient en train de se combattre. Chaque coq avait son entraîneur qui le nettoyait pendant les pauses. Au bout d’un moment on a vu les blessures des coqs, sur les ailes. J’ai pas trouvé ça cool pour les coqs, j’ai pas aimé les voir se battre, j’ai demandé qu’on parte.

Je sais que chez nous c’est interdit, c’est pour ça qu’on en voit jamais en Suisse. J’en suis bien content sinon je ne pourrais pas vous l’expliquer sur le blog !

Nous en avons filmé un petit bout ici.

Samuel