De Savannakhet au Laos à Nong Khai en Thaïlande

Ahh Savannakhet, une petite ville sur le long trajet couru de Pakse à Vientiane, où peu de touriste s y arrête. Nous, on adore ! Un petit centre s organise autour de « la piazza », endroit où se tient le marché de nuit qui est adorable. Un marché de nuit tranquille et bien achalandé, dans lequel on a dégusté brochettes de poulet, brochettes de patates avec l incontournable riz gluant dont on se régale depuis un bon bout de temps. Pour le dessert, glace a la noix de coco agrémentée de riz gluant au lait de coco, cacahuètes pilées et morceau de coco. Presque autant de choix que lorsque le bus s’arrête le long de la route et que les vendeurs l’envahissent :-). Il manque quelques légumes mais c est pas leur fort dans les marchés de nuit !

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Dans les rues alentours des petits cafés, des grands temples, une belle église catholique, un musée sur les dinosaures découverts dans la région qui a laissé les enfants un peu étonnés qu un musée puisse être si basique ! Tout ça au bord du Mékong, fleuve mythique et magique qui nous accompagne depuis plusieurs semaines ainsi que l’architecture de la région, avec ses anciennes maisons coloniales pleine de charme.


Mais nos 15 jours gratuits arrivent au bout et nous ne pourrons pas fêter Noël de ce côté du Mékong. Nous le traversons en bus pour rejoindre la Thaïlande et nous le remonterons côté thaïlandais pendant les deux semaines gratuites en Thaïlande pour ensuite rejoindre le nord du Laos.. C est à That Phanom que nous poserons nos sacs pour Noël. Petite bourgade étendue le long du fleuve dans laquelle aucun resto touristique n a ouvert ses portes, nous ferons un repas de fête plus tard. Comme d habitude, nous parcourons la ville à vélo, mais par malheur Samuel a mis son pied dans les rayons…aie aie aie… Un took took alerté par les hurlements nous a emmené a l hôpital où nous avons pu être rassuré, rien de cassé ! Mais notre second ne posera plus le pied pendant 2-3 jours et a dû serrer les dents a chaque fois qu il aura fallu changer le pansement !
Pour raccourcir le trajet jusqu a Nong Khai, nous faisons un arrêt a Udon Thani, grande ville du Nord-Est de la Thaïlande. Nous ne resterons qu en périphérie où nous avons trouvé un espèce de motel tenu par un allemand. La chambre est très grande, la piscine sympa mais il ne fait pas si chaud a cette saison…

Eh oui, depuis 2-3 semaines,  C est la saison sèche mais ça ne rime pas forcément avec chaleur, bon on reste en dessus des 25 degrés la journée, mais le soir ça se rafraîchit. Par contre les paysages ont bien changé depuis 5 mois. Le vert se fait rare et a laissé la place au jaune dans les champs et au ocre sur les bords des routes.

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A Nong Khai, nous trouvons la petite maison louée, elle est parfaite ! Petite et pleine de charme, comme on aime ;-). Je suis super contente, c était exactement ce qu il nous fallait !

Valérie


Plateau des Bolaven, café et chutes d eau

J ai pu retrouver de la sérénité (merci pour vos messages), en ayant pu combler mon besoin de solitude, ça fait du bien :-). Bien évidemment que la sortie en couple on oublie toujours mais ça on le savait au départ, on arrive quand même a se retrouver en soirée. L heure du coucher des enfants est un point sur lequel on ne discute pas : 20h. Et finalement ca ne les gêne pas car il fait nuit a 18h. Ça nous permet d avoir 2-3heures à nous deux.
Nous avons décidé en famille de se faire une virée de 3 jours à moto (des petites Honda) sur le plateau des Bolaven. Bon quand je dis virée, ça fait tout de suite imaginer un truc de fou mais avec moi au volant, la testostérone de tous mes gaillards a légèrement déchanté. Entre mon mari qui me dit gentiment : « je te suis, comme ça tu vas à la vitesse que tu veux », puis au bout d un moment « ça ne te dérangerait pas trop d accélérer un peu ? ». Quentin : « maman, allez va plus vite ! » Jules : »avec papa, c est plus confortable… » Ou Samuel « on voit que t es pas rassurée maman ! »… Bref, moi avec des casques pourris, des habits d été et du vent, je dépasse pas le 40km/h et voilà ! 😀 Bon on a passé 3 jours assez génial qui nous ont bien changé, s arrêter quand on veut, liberté de mouvement, visite de plusieurs chutes d eau splendides et d une plantation de café (bio-équitable, oui oui) et côtoyer les cueilleurs avec les enfants, c était ressourçant pour tout le monde.
Nous voilà proche de Noël, malgré le petit calendrier de l avent où chaque jour l un des enfants reçoit une petite surprise ou a droit à une faveur comme un dessert ou une boisson spéciale, on ne voit presque pas arriver le jour J. Ici, a Savannakhet il y a une église avec dedans une crèche, un sapin de Noël et ça nous a rappelé des souvenirs ;-). Aujourd’hui le bricolage à l école, c était guirlandes de Noël avec papa! Il ne reste plus qu à trouver des cadeaux !! Oui je sais c est le dernier moment…

Les mots des enfants :
Nous parlions des futures femmes de nos garçons et Quentin demande a son papa si sa femme ne lui plaisait pas est-ce qu il le lui dira ? Christophe répond que si c est une pétasse, oui ! Samuel m interpelle en disant « au moins, toi, maman, t es pas une pétasse ! »… 😀 j ai été ravie du compliment !

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De la reproduction des moustiques à quelques réflexions philosophiques*

La nuit est douce, les enfants dorment. Deux semaines que nous sommes au Laos et demain, nous croiserons le Mékong pour nous rendre en Thaïlande pour passer les fêtes, puis nous reviendrons au Laos pour visiter le nord.

C’est un moment un peu particulier du voyage, nous nous sentons tellement bien dans ce pays, la vie est paisible, les gens honnêtes et sympathiques. Les enfants sont dorlotés, on leur offre des desserts et les échanges que nous pouvons avoir avec les gens nous font nous sentir à l’aise. C’est un moment particulier, car en arrière fond, le retour se projette avec son lot de questions. D’autres personnes étant déjà parties longtemps m’en avait parlé et l’ayant déjà vécu personnellement, l’idée du retour en Suisse provoquera immanquablement un petit choc culturel, cette anticipation est un peu anxiogène. Il faudra se réadapter aux rues désertes, au froid, à un rythme de vie soutenu, passer de la liberté « je fais le bruit que je veux et les autres peuvent faire pareil » à une logique du « ne pas déranger et ne pas être dérangé ». Ici, régulièrement les gens, lors des repas sortent la sono et la règlent à plein tube. Tout le voisinage en profite et le lendemain, c’est l’un des voisins qui se permet un repas bruyant sans que personne ne réagisse. Toutes les nuits, vers quatre heures du matin, le concerto des coqs me tirent du sommeil, c’est à celui qui aura le plus beau chant, cela va du chanteur d’opéra soliste à celui qui se trouve sur le déclin et qui s’évertue à plusieurs reprises à ne sortir qu’un cri rauque et risible. Puis, les chiens prennent le relai pour faire exploser bruyamment leurs querelles nocturnes. Penser que nous n’avons pas osé prendre des poules en Suisse car les voisins avaient peur des odeurs me semblent à des années lumières de mon quotidien. On n’imagine même pas ce que la présence d’un coq dans notre quartier aurait provoqué, on l’aurait mangé avant qu’il soit en âge de chanter !

Le retour permettra aussi de retrouver la famille et les amis, certains plats qui font saliver rien qu’à leur évocation, mais aussi les soucis inhérents à la vie sédentaire et professionnelle : entretenir la maison, les tâches ménagères, un emploi du temps à respecter, respecter des règles qui n’ont aucun sens ici (comment peut-on attacher des enfants sur un rehausseur lorsqu’on peut voyager ici, sur le pont d’un pick up ou à six sur une moto ?).
La vie sédentaire permettra aussi de retrouver du temps pour soi. Valérie en a déjà précédemment parlé, mais vivre en permanence avec les enfants me laisse peu d’espace et rempli nos journées. Paradoxalement, j’ai moins de temps libre qu’en Suisse alors que je n’ai que du temps libre.
Vivre ces instants en famille sont précieux, il est quasi impossible de prendre conscience des changements qui se sont opérés en moi, en nous ou sur ma famille tant qu’on est en route, c’est surement le retour qui les révélera. Je me rends simplement compte qu’en Suisse, les moments où nous étions les cinq en sortie étaient relativement rares. A bien y réfléchir, je fais connaissance avec mes enfants, leur caractère, leurs peurs, leur humour et symétriquement, ils anticipent nos réactions, nous lancent des piques bien ciblés qui nous font rire et nous remettre en question. Finalement, ce voyage n’est peut-être qu’un prétexte pour passer du temps ensemble.

Ce moment de voyage est aussi particulier, car la façon de vivre des laotiens a quelque chose de fascinant, il y règne une atmosphère sereine et souriante, s’énerver, c’est perdre la face. Ici, on range ses émotions négatives au placard à double tours et pourtant, les gens ne paraissent pas névrosés ! Je n’ai pas l’impression que les laotiens nous envient, envient notre pouvoir d’achat ou notre argent. La plupart semblent se contenter de ce qu’ils ont. Un expatrié ayant récemment ouvert un restaurant nous a fait remarquer que c’était le XIXe siècle ici, lenteurs administratives, règles incompréhensives, superstitions, ralentissent les procédures, tout est compliqué pour un européen. Je me rends aussi compte que la société est très hiérarchisée, il y a un respect des anciens qui est presque total, cela commence dans l’enfance où le petit a un grand respect pour son aîné, mais l’aîné doit protection et prendre soin de son cadet.

Nous sommes venus pour la dernière fois au Laos il y a quatorze ans, j’ai le sentiment que mis à part l’état des routes et les infrastructures qui se sont développées, ce pays n’a pas changé. Il reste mystérieux, il doit bien y avoir une part d’ombre, comment les gens peuvent-ils paraître si épanouis alors qu’ils vivent si simplement ? C’est peut-être ça leur secret.

Christophe

*Salut Sandra.

Laos

Ca fait 10 jours que nous avons passé la frontière Laos-Cambodge. A la frontière, les douaniers nous ont pris en photo. Pour tamponner nos passeports, il nous ont demandé 4 dollars. Mes parents ont essayé de négocier un peu, puis mon papa a dit qu’il leur payait 2 bières mais pas quatre (du reste, il en est très fier).

Nous sommes maintenant à Savanakhet et nous revenons d’un tour en moto (3 jours). J’ai pu essayer de conduire la moto, c’était trop bien ! Nous avons vu plein de chutes d’eau ! Et on a pu même aller derrière une des chutes. Nous nous sommes arrêté sur le trajet et avons vu un village de forgeron. Au premier arrêt, il y avait deux éléphants qui se baignaient et quand on allait partir, un monsieur nous a proposé d’aller voir les éléphants de tout prêt. On a pu leur donner à manger de la canne à sucre et on a même pu en goûter. C’était trop bon ! En se baladant en forêt, un chien nous suivait et on l’a appelé Max. Le lendemain, nous sommes repartis et nous nous sommes arrêtés vers les plus haute chute d’Asie (120m) elles étaient impressionnantes. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés vers une plantation de café. Ils cueillent le café, grain à grain quand il est rouge (on a pu aider les gens). Ensuite ils le passent dans une machine qui enlève la peau, puis ils le font sécher plusieurs jours au soleil. Après ils l’amènent à une usine qui le torréfie (faire chauffer jusqu’à ce que les grains soient bruns). Ensuite ils l’envoient partout dans le monde, même en Suisse. C’est un café bio-équitable, ils font vivre 1800 familles dans la région.

Joyeux Noël à tout le monde et bonne année 2016 !

Quentin

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Sud du Laos et état d âme

Le Laos est définitivement un pays qui m emporte et qui m apaise. L ambiance et l atmosphère de ce pays sont extraordinaires mais pourtant ça ne plait pas à tous les voyageurs car le laotien sort du modèle occidental de manière assez surprenante.  Ici, on a l impression d être très loin du « toujours plus », quand ils ont ce qu il faut pour vivre correctement, ça suffit, ils ne vont pas se faire péter un câble pour aider les touristes par exemple ! Comme quand on s est retrouvé posé au bord de la route car nous voulions aller a Champasak, petit village endormi près duquel se dresse un temple ancien très visité. Toutefois, la majorité des touristes y viennent en voyage organisé. Donc, au carrefour y menant, aucun tuktuk ou autre moyen de locomotion nous attendait. On intercepte une voiture et une gentille famille laotienne nous prend en stop jusqu au Mékong, a 4km. De là on loue les services d un batelier qui nous fait traverser et de l autre côté, toujours rien. Une petite dame comprend que nous voulons rejoindre Champasak et appelle un guesthouse pour que le patron vienne nous chercher. C était une bonne intention mais nous n avons plus osé partir de ce guesthouse qui fut le plus pourri que nous ayons eu jusqu a maintenant, mais bon une chambre pour 6.- y a rien a dire :-D.
Paradoxalement, le pays me plait mais c est un moment du voyage ou j éprouve quelques difficultés à faire face à notre proximité quotidienne. J ai oublié de me prendre du temps pour moi, car on s est retrouvé dans des endroits un peu perdu ou j avais l impression que ça ne « servait à rien » de me prendre du temps. Mais non, même s il n y a rien de spécial à faire, se prendre du temps pour boire un café seule, lire seule, écrire seule c est très important quand on vit ensemble 24/24. J en ai repris conscience et je vais essayer de ne pas l oublier. En plus de ça, la période n est pas anodine, c est la fin de l année et la famille et les amis manquent. C est aussi la deuxième partie du voyage ou le retour et plus près que le départ avec son lot d incertitude, de questionnement comme : est ce que les enfants vont réussir a reprendre le rythme soutenu de l’école car ici au bout d une heure ils en ont déjà marre ? Est ce qu on aura pas oublié un thème important ? Est ce que je vais réussir a m épanouir dans le retour au train-train quotidien ? Et je vous passe les questions plus existentielles encore ;-). Je dis que la douceur de vivre ici est belle avec peu de choses mais en même temps une maison avec des espaces pour chacun me manque, j aimerais me retrouver seule mais sans avoir besoin de sortir du cocon ! Du coup, j ai loué une maison pour la période de nouvel an ou j espère que nous pourrons prendre un peu nos aises. Bon voilà, je vais payer chacun d entre vous pour ma séance de psy du jour 🙂 ça fait du bien quand c est dit !
Val

 

Arrivée au Laos

« Mais qu’est-ce qu’on vous a raconté d’horrible sur le passage de cette frontière ? ». Attablé dans un café, le retraité québecois installé pour quelques mois à Stung Treng, dernière ville cambodgienne avant la frontière laotienne, nous regardait d’un air interrogateur. « En tout cas, moi je n’ai jamais eu de problème pour passer. Vous arrivez, vous donnez vos passeports au chauffeur du bus, il s’occupe de tout et vous passez, c’est vraiment simple !  Le tout moyennant un dédommagement ».

Mais notre réalité était un peu différente, au-delà de questions éthiques liées au bakchich, nous étions cinq, cinq dédommagements peuvent vite représenter une somme considérable. En voyage, notre rapport aux sommes d’argent change et cela est parfois un peu déroutant. Vingt dollars est une somme presque anecdotique en Suisse et nous en avons conscience, mais ici c’est une nuit d’hôtel assez luxueux, deux repas ou le cinquième du salaire mensuel de certains cambodgiens. La confrontation de ces deux réalités est parfois difficile à gérer.

Nous savions que le poste-frontière se trouvait au milieu de nulle part. Une fois au Laos, on nous avait dit qu’il n’y avait aucun moyen de transport pour se rendre au premier village situé à une vingtaine de kilomètres.

 

Seul un bus parcourant l’entier de notre trajet partait à midi, ce qui aurait différé notre arrivée sur les « quatre mille îles » au sud du Laos, à la tombée du jour ; situation guère confortable. Finalement, nous avons négocié avec un chauffeur de taxi notre transfert jusqu’à la frontière pour trente-cinq dollars pour 120 kilomètres. Il nous avait proposé de nous amener jusqu’au premier village au Laos situé à vingt kilomètres de la frontière, moyennant quarante dollars de plus, de quoi rivaliser avec les tarifs des taxis helvétiques ! Nous savions donc que le lendemain nous embarquions nos enfants dans une mini-aventure, nous avions un moyen de transport jusqu’au poste-frontière, mais de là, comment parcourions-nous les vingt kilomètres suivants ? Mystère. Et cela semblait réjouir les enfants.

Le lendemain, c’est aux alentours de neuf heures trente que le taxi nous a déposés du côté cambodgien. Comme par hasard, en court de route, le chauffeur nous a informés qu’un bus arrivait côté laotien vers dix heures et pourrait nous emmener pour quinze dollars, ce qui demeurait un tarif extravagant, mais bien inférieur aux quarante dollars proposés la veille.

Du côté cambodgien, aucun bakchich ne nous a été demandé. Les cents mètres de marche dans le no man’s land nous ont déposés au poste laotien.

 

Les douaniers nous ont accueillis avec un grand sourire précédé d’un « sabaidee ». L’un d’eux est sorti de son guichet pour poser en compagnie de deux de ses collègues avec nos enfants (ils ont tout de même refusé que j’utilise mon appareil photo pour immortaliser ce moment), pendant que nous remplissions les formulaires d’entrée. Nous n’avions pas besoin de visa, depuis peu, les Suisses peuvent rester au Laos deux semaines sans ce papier.
Le douanier qui s’occupait de nous parlait un très bon français, il était guide touristique avant de travailler ici : un peu plus et on serait devenu ami. Lorsqu’il ne restait plus qu’à tamponner nos passeports, il nous a dit aimablement : « pour l’encre des tampons, c’est quatre dollars, on vous fait un prix, on ne fait pas payer les enfants ! ». Je crois qu’il n’a pas compris (ou voulu comprendre) lorsque je lui ai dit que deux dollars, c’était le prix pour les photos avec les enfants, mais qu’on était d’accord de payer les deux autres ! Valérie a repris la négociation en disant qu’on savait qu’on n’avait rien à payer, que l’argent c’était pour eux et qu’on donnerait tout de même deux dollars. Il ne voulait pas lâcher l’affaire. Finalement, avec un grand sourire, je l’ai informé que je voulais bien payer deux bières, mais pas quatre et là, il a accepté.
En attendant quarante-cinq minutes notre bus du côté laotien, nous avons bien ri en ne voyant que deux douaniers se diriger vers la gargote située non loin, on était « vache », ils auraient pu être quatre pour boire l’apéro !

Depuis deux jours, nous sommes posés à Don Khon, île du Mékong. De deux guesthouses en 2001, il y en a maintenant un nombre incalculable. Mais la gentillesse des gens est toujours aussi présente. Comment ce pays peut-il avoir une population si accueillante ? Nos enfants l’ont aussi remarqué et pour la première fois depuis notre départ, ils ont joués avec des enfants « locaux ».

Nos connaissances toute relative de la langue sont aussi un atout et nous ont réservé de bons moments : nos voisins de bungalows sont thaïlandais, quelle plaisir de pouvoir dialoguer un peu avec eux, une serveuse à qui je demandais le nom de certains fruits en lao ce matin m’a, à son tour, demandé de les traduire en anglais pour qu’elle puisse les apprendre. Ces échanges nous rapprochent des habitants de ces régions et c’est agréable.

Christophe